re

s

{,

pere

NOCES D'OR

à its F

mis nn Le

RP. PRISQUE MAGNAN, OML| GENERAL PARLE

Au Juniorat de Saint-Boniface —— Au Jardin de l'Enfance Langevin —- Séance publique du soir Beaux témoi- gnages d'estime et d'affection au vénérable économe

provincial des Oblats

Le R. P. J,P"taque Magnan, O.M.L, économe provincial qui, en 1851, à Ot- tawd, eut l'insigne privilège de pro- nonceT ses vieux perpétuels en un jour de fête martale le Missionnai- Oblat so'ennise 1a patronne et titu- laive de »x Congrégation, vient de cé- lébrer es noces d'or d'oblation, à "Baint-Bontfnce.

Bien éjaboré d'avance, le progrum- me de 1n célébration, s'il se déroula d'abord dans l'intime de la commi- nauté, s'acheva cependant en public.

Le 8 décembre 1987 le vénéré jubi- in'-e chantait Timmaculée dans s9n cnoeur, et ses frères en religion furent {émoins ce l'auroré de ses noces d'or,

Le 9-au sotr, 1] y cut réunion d'un enractère plus officiel: présentation d'hommages ét cadeaux. Il convient dire que ceftz réunion devait avoir pour témoin je T. R. P. Jean Pietsch, OMI., assistant général; «mais le dé! cès du supérieur général avait forcé ment précipité son départ: une note d'immense règret sonna au cours de ces fêtes.

Le jeudi 10, grand'messe à 9 h. dans la chapelle du Juniorat de la Sainte-Famille, én présente des re- préseciants d'un grand nombre de nos maisons et résidences, dccompa- gnaient le jubilaire au saint autel, ;e R, P, Gédéon Bellemare, O.M.I., supé- rieur du Juniorat, et le R. P. Joseph

Chaumont, O.M.L., qui parcourt à l'an-

. née de nombreuses missions du Mani- toba, A l'évangile le R. P, Wilbrod Vézina, OM, deuxième conseiller ordinaire, donna un sermon sur l'Im- maculée Conception, auquel il ajouta un complément de circonstance.

Après ls messe, suivirent la céré- monie de !ln rénovation des voeux, chant du “Te Deum'' et bénédiction du T. 8, Sacrement.

A midi, banquet. Le héros du jour vit à ses côtés nombre de figures obla- tes: le T.,R. P. Josaphat Magnan,

OM. incial; les RR. PP. A.! Normand W. Vézina, O. Robillard, O. Piou F, Blanchin, G. Bellema- re, P. Hilähd, L. Péalapra, À. Labon- té. ©, O0’ A. Sylla, L-B Beau- pré, P. Funk. E. Lamontagne, E. Pa- | quette, M. s J. Léonard, J.| Chaumont, Bousquet, E. Baillar-, geon, À . Brouillet, C. Per- reault, A. J. Carrière, A. Kim, Ack , £. SäVoie, I. Desau- tels, 3: [W. Moss, A. Veilleux, et les RA. FF. Gauthi'er, Ch. Syl- vstre, H Hui et F. Kérouanton. Quant aux lellres et allocutions, nous ne faisons les mentionner:

Prendergast, H: Caccamo, T. Lahood, R. Degrave, A. Marcotte et F. Mur- tagb

La mode d'aujourd'hui, par la Cho- rale. -

Saynète, “L'Amitié”': L£é0 Lavallée, Maurice Gydé, Henri Bélanger, M. Laurendeau, À. Gaudette, R. Jeanson

Déclamation: “Un futur Oblat de M. 1", Alfred Picard.

“L'Amitié”, 2ème acte. :

lo de piano, ‘“‘’Impromptu”, Schu- bert, joué par H. Caccamo.

Hommag=s et voeux, présentation d'adresse, de fleurs, de cadeaux, par Adélard Langevin, Maurice Sabourin et Paul Bernier.

lC'antate de circunstance, la Chorale,

Mot'du vénéré jubilaire. 11 adresse d'abord des félicitations bisn méri- tées, livre quelques magnifiques pen- sées, entre autre celle de considérer *omme une grande faveur celle de vrandir en cette maison.

“O Canada”. !

Comme couronnement des fêtes, :e soir, 11 y eut séance publique au Ju- viorat, Salle comble, et aux pre- mierf rangs, une cinquantaine de membres du clergé, tant sécuiier que régulier, image de l'union qui existait jadis et qui s'est maintenue. ‘“Le Fils du Croisé”, drame en trois actes, édi- fin l'assistance, Voici les noms des

personnages: About-Tarim, L. Aubin}

Almanzor, W. Sicotte; Azis, fils du Calife, L. Lambert; Bertrame, vieux savant, J. Lambert; Saint-Gilles, com- te de Toulouse, J. de Rocquigny;: Je- han, jeune croisé, J. Morin; Robert, feune croisé, R. Dussauit; un officier du Calife, A. Lacellé; premier Emir, H. Gagné; deuxième Einir, 3. Doll; un chevalier français, A. Massicotte; premier homme du peuple, T. Para- dis; deuxième homme du peuple, G. Rémillard; un enfant, A. de Moissac. La scène se passe en Palestine, vers l'an 1100,

Il faudrait un bon mot pour cha- cun des exécutants, et aussi faire con- ternpler à nouveau l'ensemble du mer- veilleux décor. Alignons ici le simple content du-programme: io

‘“‘Le Fils du Croisé” ler acte. (Le parc du Califat, à Gaza.) +

“Vive le bon Père Magnan’”, pa les êu R. ?. G. Boileau, O.MI, chan- tées par G. Lambert et L. Perron.

“Le Fils du Croisé”, 2ème acte. (Une salle des appartements d'Al- manzor.)

Adresse au Rév. Père Jubilaire,

“Le Fils du Croisé”, 3ème acte, (Le câmp des Croisés, la nuit.)

‘Réponse du R. P. Prisque Magnan,

Gravelbourg, et les sotbaits du T. R.|la séance, le programme imprimé

P. Dosvis, OM,

1er ‘assistant gé-|nous permettra de relire, comme sur néral: Cu T R. P. T. Schnerch, O.M.L.,|des feuilles d'un arbre’

provincial ces Pères allemands: du les principales dates d'une vie si E R; P: A. Sehimnoweki, O.ML: puisiremplie, et aussi de conserver lesl° les hommages qe présentèrent le R.|traits de l'Oblat, objet de l'affection

" |taté celui d'accorder à 1

fr MGR RODRIGUE VILLENEUVE, OM, ARCHEVEQUE DE QUEBEC -

Cité Vaticane. Mgr Rodrigue Villeneuve, O.M.I., bourg, est nommé archevêque de Québec.

BILINGUISME

Lord Bessborough insiste sur la nécessité de bien apprendre l'anglais et français Ottawa. Lord et lady Bessbo- ;

rough ont visité la nouvelle aile de !

l'Université d'Ottawa. Les autorités |

universitaires ont décerné à Son 21

cellence le gouverneur général le titre !

honorifique de docteur en droit. C'est

‘a seconde fois que l’Université con-

fère à un gouverneur général pareil

titre. Lord Minto avait aussi été l'ôb- |

jet d'une réception semblable. h Dans son discours aux élèves, lord

Bessborough « insisté sur la nécessité

du bilinguisme au Canada. Après les

remerciements d'usage, il déclara: “Je me rends compte que votre Unji- versité, fondée par le premier évéque ;

de Bytown, en 1848, a été en tte à

maintes difficultés. k gare” “Mais elle a su triompher de tou-

évêque de Gravel-

Mgr Villeneuve est à Montréal le 2 novembre 1888, Entré chez les Oblats en 1901, il était ordonné prêtre en 1907. Nommé professeur au Scolasticat Saint-Joseph d'Ottawa, il deméura eonstamr:wt dans cette institution et en était le supérieur depuis neuf ans lorsqu'il fut nommé, le 8 juillet 1930, premier évêque de Gravelbourg. Hi fut sacré à Ottaifa par Mgr Forbes le 11 septembre 1930 et intronisé à Gravelbourg le 18 septembre,

Mgr Villeneuve succède, sur le siège archiépiscopal de Québec, au car- dinal Rouleau, décédé le 81 mai dernier.

On considère comme probable que le nouvel archevêque sera créé cardi- nal par le Pape Pie XI au prochain consistoire,

ST-HYACINTHE LA REDUCTION : A L'AIDE DE LA

DES SALAIRES SASKATCHEWAN! EN ALLEMAGNE La population, sous les aus-

Le chancelier allemand aver-

tes, et elle remplit maintenant,. et pices de l’ordre des Che-| tit Hitler et ses amis qu’il continuera de remplir longtemps, fe valiers de Colomb, sous-| proclamera la loi martiale l'espère, une place ‘importante dans la au besoin

crit généreusement

vie de la capitale fédérale. Importance du bilinguisme “Dans votre charmante adresse, |: vous dites que le bilinguisme en est la pierre angulaire même, J'ai été particulièrement ‘heureux ‘d'entendre cette parole, car, à mon avis, l'impor- tance du bilinguisme en ce pays ne saurait étre exagérée. Si les conci- toyens de ce vaste Dominion peuvent librement discuter entre eux, en fran- çais ou en anglais, les questions d'im- portance vitale à leur pays, ils appré- cieront davantage leurs qualités res- pectives et i] y aura moins de danger de malentendu. it De la précision “En effet, la puissance de la parole, le don des langues sont essentiels au succès tout mouvement progressif

Berlin. La menace de !la procla- mation de la loi mértiale est suspen- due comme une épée de Damoclès au- dessus de la tête d'Adolf Hitler et de ses partisans, D'une voix l'on dis- tinguait l'émotion et le défi, M. Hein- rich Brüning, l'“‘homme de fer”, a pro- noncé un discours qui est en même temps un avertissement solennel. “Il n'y a pas d'autre autorité que la cons- titution, dit-il, Le gouvernement née doit pas hésiter et il n'hésitera pas À défendre ‘avec une énergie de fer’ le pouvoir qui lui a été confié par le peu-

Montréal. Les Canadiens fran- Gais de la province de Québec ont une sympathie profonde pour leurs frères je l'Ouest canadien.

Par exemple pour faire droit à une demande de Mgr Villeneuve, évêque de Gravelbourg, Mgr Decelles a deman- aux Chevaliers de Colomb de St- Hyacinthe de faire une collecte de co- mestibles et de vêtements en faveu des miséreux de l'Ouest. Fe

M. F. Jetté, grand chevalier de con- seil de Saint-Hyacinthe, avec l'appui du R. P. O, Bissonnette, O.P., s'est mis à l'oeuvre; et dans l'espace de ‘inq jours il a fait expédier aux misé-

VA-T.IL FAIRE DE L'ELEVAGE?

Le roi du blé, détenteur per- manent du trophée inter- national, donne une entre- vue aux j CT

dans les affaires des hommes. En con- séquence, un des sujets les plus im- portants À la fois pour l'individu et pour la nation en général; dans la- quelle toute université ou institution éducationnelle puisse se spécialiser, c'est la culture d'une expression clai- re des idées et de la précision dans l'élocution, l’'énonciation et la décla- mation. La nécessité d'un tel entrai- nement se fait de plus en plus sentir chaque année; avec le développement du transport modertie, de la radio et de la téléphonie à longue distance, les êtres humains transigent beaucoup plus d'affaires de nos jours par la communication personnelle et verbale|;usé de frais et ressemblant fort.f qu'ils ne le faisaient autrefois. ‘la l'idée que l'on se fait généralement

“Et quand je dis “affaires”, je n'em- ploie pas je mot dans son sens com- merrial étroit, Je veux qu'il couvre en ge sorte l'activité humaine sous les formes qui entraînent nr avec les autres hom-|«Comme vous le Savez je ne suis pas

+

convient de dire que les provisions ont été fournies par la population du dio- vèse de Mgr Decelles. : On a apporté À Saint-Hyacinthe 141 voyages de provisions, Nous donnons la liste ici des wagons expédiés: Les dons

Saint-Charies, 5 wagons; Saint-Da- mase, 10; Saint-Dominique, 6; Acton- Vale, 4; Saint-Judes, 5; Saint-Hilaire, 2; Marieville, 4: Saïnt-Mathias, 2; Ri- chelieu, 2; Saint-Jean-Baptiste, 2; Saint-Angèle, 2; Saint-Liboire, 5; Rougemont, 6; Saint-Denis, 4; Saint- Mac, 5; Saint-Césaire, 5; Iberville, 5; Roxton-Falls, 2; Saint-Pie de Bagot, 7; Saint-Grégoire, 4; Saint-Barnabé, 5, Sa'nt-Louis de Bonsecours, 4; Ste- Madeleine, 4; Saint-Thomas d'Aquin,

vérité qui ne se démentira pas, èn dé: clarant si c'est nécessaire la loi mar- tiale contre tous. ceux qui entrepren- draient en ces heures graves de s'op- poser à l'autorité constitutionnelle.

parle de Mie Trelle, Une grande coll#boratrice dont il apprécie beau- coup: la coopération. La vie de fa- mille? L'idéal; il la recommande à tous ceux qui veulent réussir dans :a vie, Mais le temps passe et l'on peut véritablement faire attendre M. Beatty, j vibas Vel

“Je suis prêt”, répète M. Trelle qui apparemment a appris à se laisser in- terroger avc beaucoup de grâce,

“Je suis satisfait”

“Qui, les trois années j'ai gagné je trophée avec trois différentes sortes de bié, nous dit-il. Je n'aime pas la ptonite, VOUS savez, et , je dé- sirais montrer ce tablemen!t d'un fermier de l'Ouest canadieh, 4|j'Ouest canadien payer « de pro- décidé de s'adonner à l'élevage dubé-luuiré. Maintenant je suis satisfait... tail. Au cours d'une entrevue accor-|45t qui ne le serait par,

* M. Trelle à grande hâte de rega- gner l'Ouest et de savourer à nou veau la vie familiale, Aussi télégra- phie-t-i] devant nous à Toronto et à

Montréal. Maintenant qu'il a ga- gné trois fois le trophée international de la culture du blé, à Chicago, et qu'il en est devenu le détenteur permanent, M. Herman Trelle, toujours souriant,

Monvto

__ Vakurduchef : : “L'expression de la démocratie et 'éducâtiôn ont eu entre autres résul- mo-

Ë

droit de savair exactement ce

qui fe Passe dans le monde qu'il ha qe rm gnature qu'il ha-|vage du bétail plus que jene l'ai M | avr toutes les sphères de la jusqu'à présent” Les d'un décret vie, les chefs depuis les premiers! Et à une question le fermier s de riz; Ta gr nélhistres,/ou|les chefs de l'industrie, |Ljnié à 1a dernière mode répond: A sn Pratt de football attend de Log 0. de flation en A +7 on vage, il se le. w : aires 4 chef qu'il puisse faire part-de prends d'érable; 42 are

ji

fEx À rt

| ï SE

[E ‘i

È Ë

L

# d'ou

, M JE

sol ru À à

tion ons ;

CA

“:

1

;

-. Ambassadeur belge à Rome

mt

BrBuxellen -- Le prince Albert de

‘Ligne, précédemment ambassadeur de

Belgique k Washington, est envoyé comme ambaséateur de Pdigique : à Rome {1 succèée au comte Della RE Vote de confiance en d M. Laval Parts. Sur le dernande de M. LAa- val, la majorité de la Chambre des députés 1824 à 266) n njourné le débat rar le tumulte qui à marqué une ré- cente assemblée sui le désarmement à Paris ninat que nur l'échauffouréé entre Le names et nnttonalistes à Bor- deaux. j > 6-2 2 Nombreux procès er cano- * nisation

Cité Vaticane.. La Congrégation des Rites instruit dix-neuf procès en Canonisation qui concernent au pre- mier chef l'Amérique du Nord: neuf, le Canada; huit, les Etats-Unis, et deux, le Mexique. ii: total des pro- cès en canonisation dont la Congré- gation a commencé l'instruction s'élè- ve à 651, dont 271 sont relatifs à l'Ita- lié et 116 à in France.

messes. 0e mms

Le mariage Roy-Southam

Pasts, —. On annonce les fiançailles

de Mié Marie-Elisabeth Roy, fille de

EL

CL]

":

A

CA

| Li

pe

[TER

M. Philippe Roy, ministre du Canada à Paris, à M. John Southam, d'Otta- wa. Le fiancé est apparenté qux prin- cipaux directeurs de la ‘“Southam Press”. Mile Roy a fait ses études en ‘Anugléterreé, à Folkestone.

Mlle Roy est présentement à Otta-

wa, et le mariage aura lieu dans la ca-

pitale canadienne, croit-on, | 6-4 2———

Un geste charitable des cardinaux

Cité du Vatican. Le cardinal Gennaro Granito Bignatelli di Bel- monte, doyen du Sacré Collège, a an- noncé à Sa Sainteté le Pape Pie XI aujourd'hui que les cardinaux à tra-

* vers le monde avaient renoncé-aux dépenses ordinairement considérables

des fêtes de Noël et qu'ils verseraient l'argent épargné au fonds établi par le Souverain Pontife pour venir en aide aux chômeurs:

Surtaxe sur les produits ca- nadiens en France Paris. Un décret imposant une

sûrtaxe de 15 pour cent “ad valorem” sur les produits de l'Argentine et de l'Uruguay et une surtake de 11 pour cent sur les marchandises canadien- nes en-compensation de la prime indi-

‘décte d'exportation dont ces pays bé-

néficient par suite de la dépréciation | de leur monnaie, a paru dans le Jour- nal Officiel.

Les marchandises venant d'autres pays, qui ne feront que passer en tran- sit dans les trois pays mentionnés, seront exemptes de la surtaxe et celles qui ont été expédiée: avant la, pro- mulgation du nouveau décret tombe- ront sous le coup des anciens règle- ‘ments. :

ÿ 6 DE-S— ——

La population de la France L'on À

Paris, -— Les rapports complets «du recensement qui à eu lieu le prin- temps dernier indiquent qüe la popu- lation totale de la Franceest de 41,- 834,923 âmes, Le département de a

ex, jui dm pd compte 4,933,-

+ 856 habitants. tatios de population pour

2 RES DURE COURSE À L'OR

Lec chercheu-s d’ok sc

Winnipeg

Des ñéropianes ont t'ansporté ven- dredi des chercheurs d'or sur théä- tre de Ia dernière découverte de mii- " nes d'or éu Manitoba. Cette décou- nada, il y à 45,581 fonctionnaires ré- verte toute récente peut conduire À l'une des courses à l'or les plus impor- tantes depuis des années

Cinq néroplanes se sont dirigés ve:s Island Lake, 150 milles à l'est de Nor- way House, à l'extrémité nord du lac} Winnipeg, ñnéroplanes libres, j!s sont mis immé- diatement à la disposition des cher- cheurs d'or vers le lac

Les premiers ritoire d'Island Lake ont été pris il y a plusieurs semaines par des émissai-| res de deux compagnies de bois. échantillons apportés étaient d'une si l'intérêt manifesta immédiatement.

Des disputèrent les aéroplanes dans le but de transporter leuts hommes sur je terrain le plus ra Le voyage par hair prend À peu prés six heures.

| pese &GKRE 121717114111.

Le

EX ABROPLAN

moyenne de 51,622

et aussitôt qu'il y a des

qui désirent se diriger “claims” dans le ter- Les

| de la région } grande valeur que!

GRATIS Véritüblé Pipe de Bruyère

groupes financiers rivaux se

pidement possible.

Livraison partout, As Vondenen. Ottawa, Ont.

ÿ Visitez notre Rapon

E

ù

ne 2 «mes cons AN DRE

des Cadeaux!

Etrennes pour Tous!

Holt-Renfrew’s vous invite cordialement à visiter leur nouvelle section des cadeaux; au second étage. Vous y trouverez un magnifique étalage de jolies nouveautés importées, attravantes-ct exclusives, l'idéal pour donner en étrennes à tous. Nous men- —tromnons ci-dessous quelques-uns senlement de ces

nombreux articles délicieux:

CS

Services de fumeur .....à partir de $1.25

Statuettes . EE de $1.95 à $8.95 Gongs de salle à manger, à partir de $1.00 Cendriers .…. .. ...0e 35 sous à $2.50 Etuis à cigarettes . à partir de $125 Cogne-livres e 51.25 à 58.95

Lampes de boudoir à partir de $1.75 Silhouettes et gravures à partir de $1.00 Services de bureau à partir de $4.50 Compacts à partir de $125 Réticules en cuir . à partir de $295 Riches réticules de soipée, à à partir de $1.75

Holt Renfrew&Co. Ltd.

Mi: ans ouvert 68 5 10 h. le samedi soir

Carlton ct Portage Winnipeg

BRIRIRINIRIRININIRTAIRIRIÉ

“La spé de

Compagnie d'Assurances Vie | BUREAU CHEF: MONFREAL

atae rrgeareNES APÉS

éevon nous garder pos « qu ne pee om

RANCE VIR. Alles-vous en

; La fonctionnaires fédéraux suters tant 32,715 pérmanents rec

fécté - rails “sa $ 19.124.102 à ses : 1.766 em.

Dans tout le service civil du Cana-

| Aussi, ahangshenl | pour erdhectté

avec paquet échantillon de 10 livres tabac doux et fort, en feuilles, 82,50; 20. livres pour $4.00; 50 livres 8800. G, Dubois, 94,

vant 5:%5.967,950. les aûîres goinent 4.198.532 par ansée.

d'autres fonctionnaires cens cette À. surtout | Lénarme ts $9%4,310,973.

l'année dernière $2€144672 La N

[AT

minime ‘8,008 fafétionnaires permn-!

dubt dar la voliBNé airs Ale cu ne CENTRE les autres l'extrémité nord du lag] étant temporaires. La moyenne dj ‘salaire ces employés permanents est fe 51.902, tandis que tou} le persan- nel d'Ottawa compris « donné une

Faits par un expert des vieux pays, qui connait hien son travail

. Joyeux Noël à tous!

Fruit: GATEAUX DE NOEËL-—Toutsles grandeurs Tous les prix + POUDINGS DE NOEL-—Faits sur commande. VERITARLE “SHORTBREAD”" ECOSSAIS, une spécialité Des higrédients de première quaiité seulement sont employés

PS RES LE ere éumeont station Décorations dans toutes les langues

Electric Bakery 631, rue drrpet

Fe . Noël

qui est pratique, attrayant et assuré de plaire

PIRIIIHILIINININIRINI LA

Nue ral *

| De |

-'des employés ces postes qui ont recu

de paie da gouvernement fédéral pen- dant l'ame : fonc stteint de-Chiffre

SRIRIRIRIRIRIRIRIHIS

[mono

Le mélange. ! Mocha- Java,

PP N

Les vers nourrissent de Ta vitalité des enfants et mettent leur wie -endanger, Un remède impléétefficace est lExtermri- ateur deWers Mother Graves,

ste

ce TradingCv. Loscoviteh, l'rôp:

it : Biabli 1927 Magasin général

Epicerits, Merceries, Chauv:ucs Fruits, Cigarettes, Tales

Te 272 9e2

Joyeux Noël

Bonne Année

-à,tous nos elents

670, av. Taché, St-Boniface

ÀTFout & Luc |

* Photôgraphe 232, rue Main, Cadomin 216, ave. Grahom Réserves: maintenant | | votro pose pour les fêtes |

Big.

__ SPECIAL: : Grendeur cabinet, $6.02 le dou. !

Î Nous nous spéelalisons uns la | reproduction et l'agrandissenion:

Apportez-nous vas instantanés

Agrand'ssement spéc'ul, 8x10, 65 sous chacun .,

HU) Travaux pour le commerce, F'ar- chitccture et les journaux

Tét. "27 640.

SRIRININININIRINTA

mmmpep” “mms dde

Commandez

Gâteaux et

Poudings || SPEIRS HER

pour votre Noôël'

Les vrais-gâteaux et poudinss à

l'ancienne mode, remplis de fru!ts Î «t noix délicieux pour finir le | . meilleur festin de l'année.

Gâteaux de Noël

Trots grandeurs d'à peu près 2, 3 et 4 livres, Mlace amande, Déco- rés simples, si désiré.i Com: nlets dans boîtes de faritatnle

BRIRE 3 Poudings de Noël

Phim GIE déliciéux, à l'an-

D pers MAPES Lave: à pv pr noix. om ns r Dites

ste ñ Hu, ?

RO Le + 2

Î

Spte À gg Pouding à Fe.

“ans réc fpient, enveloppé nvee pa plier, de fantaisie M

Gâteau spécial rage “ed Noël, Décoré EE x a

iaisie,

| \08, Edifice Medicn) Arts |

| fe à ARTE PROFESSIONNELLES

| Lonthiles. mine dcbsisstlamanes pmomnamese - +

V'ovasrur ve 4 à ixunkre he vx TRNTICOCURENOE

ronse ke osslaebr à LOLLETE LE ELE TEE SE TE en »* tite ni (VS

les lei lue 1 ibeix rw bre . vt vus ñ à . + Fu »t HUUNIX Vo* À turohe

M'-E. MADOURIN Auent de chrug : CRLEETT| dam Tue bou park \sanraneen

Î Pilicts de vo) ame 2, nve. Proveseher, Ristlonifnee, Man. Véls Morenm. © 1 ANT RE. 2 207

Paret

MANEFACTURIERS

OSEPH GAUTHIER

TH%: ‘re dés M-urohe, Siini-Manifnre M capuhe que DIU tot 4 Monuments *mermres Marbres CGrumts Ninives en

+ tarbre Uarrare Non aérantinsemn nr

de retit modñle

3. -0. BRUNET

MONUMENTS FLUNELAIRES MABBRE GRANIT Ero.

414, ave. Taché, St-Boniface

En face ge l'hôpital Saint-Bonifue Tétéphane 202 448

Monunents funérai: 2:

N. PIROTTON Téléphone 294 104

385, rue Dubue

Dr R. MICHAUD RAYONS X

Heures de consultations: 11h.8 13 h, 50 am. -- 2h à 6h. pm.

ET

Dr J..J. TRUDEL

Il des hôpitaux de faris et de New-York

Sbéciarné: Maladies den yeux, ureillen, nes et gorge Heures de consultations: % à 6 b. Bureau: 702, Edifice Greut West Per- manent—850, rue Muin, Winnipeg Télép hone 27 249

Dr B.J. GINSBURG

Spéeclnlinte den. maladies -vénériennen, méhito-urinaires et tunindies de ln penu, Heures de born: D h, du matin

| à S h. du-noir

| Tétévhome NS 501

| 401-404, LM LOL MeARTHUR Au-dessus dn

| Main et Portage

l

|

DENTINTER

Dr RIYCHIE DENTFISTE ++ RAYONS X (M4, ve. Lrovencher, StHonifure

: Féléphens 202 #30 fleures de, bureau: 9 he an. à 5 b. pm, En bat de 4s pharmacie Mofluer Re

Dr JARJOUR

irudué Ave à pui tetes dl dos st n à Mont- réal et membre Au Cullège 4 hirur- siens-dentisten de lu nrovinve de Québec

702, Kd, Great Went Permanent Loan Tétéphonr 27 2149 6, RUE MAIN WINNIPEG

ER.

ant l'Université de Moñtrés1 pen Luude)

à li:

. e F ù / - .* * . à

Saint-Boniface

entrant Chiids, ALL LE

he. à dm dd

me tt one Gr

LE STATUT DE WESTHINSTER

Par le statut de Westminster, qui vient d'être voté au parle- ment anglais ét qui a été revêtu jeudi de la sanction royrle, l'égalité des diverses unités de l'Empire devient un fait légal, comme elle était déjà depuis plusieurs années un’ indiscutable qu constitutionnel

Désormais, les dominions pourront légalement faire toutés les lois d'ordre interne qui leur paraîtront opportunes, et ils régleront leur politique extérieure à leur guise sans avoir besoin d'en référer au parlement britannique.

L'Angleterre, qui s'adapte loujqurs de si, souple manière à la marche des événements, a acquiescé sans grande commotion ù ce changement radical de la structure de l'Empire. suzerain qu'il était, le vielx lroyaume britannique devient primus inler par:s: et dans l'économie générale de l'univers transfofmé, ce sera déjà un rôle nssez onéreux que d’être le doyen des nations du Commomwealih. Le temps dira, du reste,

si l'évolution qui s'opère ainsi.sous nos yeux fera le bonheur

des dominions eotme il a flatté leur vanité d'enfants en passe F avoir de la barbe. 3 . +.

Pour nous, au Canada, statut de Westminster est l'abou- tissant d'une série de conquêtes constitutionnelles bien nette- ment marquées; c'est un épanouissement dont il est facile de suivre la végétation historique à travers les soixante dernièrés années de notre vie hationale, Dès 1867, date de la formation des provinicés canadiennes en confédération, et méme aupara-

.Vant, nos hommes publics avaient pressenti l'accession éven-

tuelle du Canada à l'autonomie; à Hré leurs discours et à obser- ver leurs attitudes, on constate qu'ils aperçurent nettement -ce térme logique des évolutions graduelles auxquelles ils mirent la main une main plutôt énergique parfois.

Ce fut, on peut le diré, le gouvernement Cartier-Macdonald qui ouvrit la voie de l'émancipation de la colonie du Canada lorsque, après une bataille diplomatique assez vive, il obtint pour notre pays le droit de régler à son gré sa législation fiscale. Quelques années plus tard, le gouvernement canadien réclama privilège de négocier lui-même ses traités de commerce avec le monde extérieur, et © ‘élait encore un pas vers une liberté agrandie.

| En 1894, sir John Thompson, étant ministre de la Justice à Ottawa, décréta que les appels au criminel se décideraient à la Cour Suprême du Canada; et non plus au comité. judiciaire dn Conseil Privé.

Forts de ces précédents, et sans doute aussi en tirant quelque lumière, nos hommes d'Etat devinrent plus exigeants lorsque la Grande-Bretagne commença de nous suggérer, il y a trente ans, des contributions diverses: guerre sud-africaine, création d’uné marine de guerre. On peut palper la nature de ces exigences, et les äppréhensions de l'Angleterre, par ces paroles tombées des lèvres de M. Âsquith lors de la conférencé impériale de 191!:

» “La direction de la politique étrangère, la conclusion des frailés, le maintien de la paix ou la déclaration de la guérre. ‘relèvent du cabinet impérial, sujet à ratification du parlement impérial; en ces matières, l'autorité ne peut être partagée.”

La catastrophe de 1914 prouva, au eontreire, que cette autorité non seulement pouvait, mais devait, être partagée.

-8htôt la Grande Guerre engagée, le problème constitutionnel

ne posa ävec prévision: et, la guerre finie, les domiñions bfitan-

niques demandèrent des ‘actes; la Déclaration de Londres de 1917 fut mise du point par la Déélüfation de Versailles 1919: on avait-porté secours à l'Angleterre dans un grand conflit, et pour Pavenir on voulait être entendu dans les conseils se décident la dépense de l'argent et l'holocauste du sang. La Déclaration Balfour à la Conférence impériale de 1926 consacra ce-que les événements avaient déjà virtuellement accompli, à savoir que les. diverses nations brilanniques étaient des “éfats autônomes' au sein de l'émpire anglais, égaux en status, en aucune manière subordonnés l'un à l'autre, soit pour les choses d'ordre intérieur, soit pour les choses d'ordre extérieur toutes ses -nations-étani réunies par une commune allégeance à la couronne et associées tibrement comme membres je British Cof onwéalih.of Nations".

slatüt de Weëtminster, répélons-le, ne “fait ee mettre d' Lib les textes légaux et les faits accomplis. En matières

de permettre

- à la coutume de se éréér et de se solidifier, avant de l’incorporer - à da loi-statutaire. Le grand fait historique dont nous faisons Li

idsrtpide-sranes rolève.de site méthode,

D'Etat F

Aid'un travail opiniâtre, |

Autzefois, tous les clichés élsient composés à la main, avec caraëtères coulés. Les pauvres compositeuts qui tie savaient rien de la langue, pénthés sur leurs cadres, se voyaient réduits à alignér, jours aptès jours, dés si-. gnes incompréhensiblés, tout en PT condamnés à faire un fourmillém d'incorrections Restait la correeti Îles épreuves qui se présentaient jus-

qu'à la dixième fois.

paf ce procédé tout le travail de nee et de correction à été &li-

Noël et celle du Jour de l'An | tombent un vendredi, l'abstinen- æ d'aliments gras en ceé deux jours est supprimée, Cette ma- ternelle délicatesse de la Sainte Eglise, pour le Jour de l'An, a été établie par le nouveau Code de Droit canonique venu en vi- fier le jour de la Pentecôte 1918. '

Le paragraphe 4 du canon 1252 stipule que la loi de l'abstinence, la Joi de l'abstinence et du jetine, ou la loi du jeûne seul, cessent les jours de fête de précepte, ex- cepté pendant le temps du Carë- me. Noël et le Jour de l'An pro- chains sont deux jours de fête de précepte. Ces deux vehdredis séront donc gras. D'après l'an- . clenne discipline, seule la fête Noël jouissait de ce privilège. La vigile de Noël reste comme auparavant un jour d’abstinence et de jeûne d'obligation.

= “Re un autre volume a été édité: Le catéchisme en tableaux éxpliqués de, la “Bonne Presse”, Paris, qui a gracieusement accordé le droit re- production.

Les Indiens de la Baie James oût donc deux beaux volumes artistiques, deux livres qui conitribüeront à occu- per leurs loisirs, à peupler leur solitu- de, à éclairer leurs intelligences, à former leurs volontés et à réchauffer leurs coeurs.

En outre, ils sont un contrepoids à la littérature protestante et une ré- ponse aux non-catholiques qüi nar- guaient les missionnaires catholiques de ne pouvoir écrire.

Un troisième volume est actuelie- ment sur le métier: c'est l'‘“Imitation de Jésus-Christ”. La traductiof n'en est pas aussi facile que l'on parrait se l'imaginer,

Cette trédüction, gvoités terminée, réquiért beaucoup de corrections. En outre, uos finances ne nous pérmet- tent pas maintenant de faire éditer ce nouveau volume.

Toutes lès personnes charitables qui désireht coopérer à cette oeuvre soft ‘es bienvenués et leurs aumônes se-

L'EVANGILE EN LANGUE CRISE

Comment on s’y est, pris pout: réaliser ce tour &e force

Le R. P. J.-Emile Saindon, O.M.L, vicaire du provinciul des Oblats à la Baie James, qui, grâce à la générosité des lecteurs du “Devoir”, a réussi la publication en langue crise des an- ‘ont reçues à l'adresse suivante: J.- giles” et .du:eatéchisme en images, ex- | Emile Saindon, OM, vic, prov., pliqie comment on a réalisé ce tour | 1201, Visitation, Montréal. de force. Avant d'enseigner l'algèbre ‘et .1à En 1929, les missionnaires Oblats | “himie à nos Indiens, nous leut ef: le la Baie James demandaient à M. | eignons la morale, la religion, 1& con- J. Pelletier, représentant de la grande | iaissance Dieu; en connaissant compagnie de daetylographes Reming-| Dieu, qui est l'alpha et l'oméga, iis ton, à Montréal, si la manufacture | veuvent se passer de bien d’Aütreë d'une machine avec caractères sylla- | sciences. biques serait possible. La réponse| Notre siècle d'éleclricité, de méca- affirmative ne se fit pas atténdre.|nique, de science, se porterait & imer- Cette compagnie, qui a sa manufac- veille d'avoir un peu-plus de müräle, ture à New-York et des agences dans |de religion, de foi, de Dieu dans sa

te monde entier, a plus de trois mille | Vie.

claviers différents à ses diverses ma- J:-Emile SAINDON, O.M1I,

c'ines. | ‘Vic. prov. Nous envoyâmes donc à M. R. McK. CDR

Jones, compositeur des claviers depuis

Décès du R. P. Isidôte Belle, O.M.I. :

La Maison Générale des Pèrés Oblats à Rome, ainsi que touté 1& Co: grégation, vit actuellement cherie de deuil très profoñds, A peine d jours après la perte du Révér sime Supérieur Général, Son, Ex. A. Se 27 voilà que Dieu”

plus de trente années, un livre écrit avec les caractères cris. Un spéci- men des caractères syllabiques était nécessaire pour comaître la forme et le style de ces signes. Ce monsieur se mit au travail avec ardeur, Ï} ne fallait rien oublier, et ce qui est plus difficile, faire un clavier rationnel ré- pondant bien à ‘la méthode de dacty: logräphie. Pour distribuer les carac- téres lès plus usités aux doigts les | Pelle plus actifs, il eût fallu connaître Ia crise, croÿions- ; mais les

ens ti itétier ont dés ressources qui sont inconnues au resté des mortels, M. Joïies compta sur un graid nom- bre de pages tous les signés utilisés. Ge travail accompli, il prit ue moyen- ne de Chacun des caractères en usage. C'ést à l'aide de cés données qu'il rotéda à-la-disposition des toüches

à

T. R: P. Bei, ss a visit Ë 1861, etitfa au chat. PET à son oblation eh 1884 Féçut l'on

#s! mt dires 4 .# F5 ke ju Fayetits d au à "1 el L une

gl per | Eug. Beaucage; Mme J. Bou-

par atclamation, l'éfipôürté par des de “Rd $16.00. ro. Fr |ades: de) C'est égal, U a Se Es - 5 forces. L'année suivante, {il ra -au Re * South Junction “Cône. nn 4 pres ans!

11ves, Omer. Moquin, W.-E. Williams:

argrnt S EE

cdd +

Mani À |On constatera. avec plaisir que, par

Un Mu Pare ge tout le Canada français, le travail, le

| À (Roméo Ber. 8.3: dévouement, l'expérience, le talent Semeur méo Bergeron *

: trouvent des admirateurs et . qu'à M. Alfred Doucet vient d'entrer au | Montréal comme à Saint-Boniface, au Comité central: - Ce choix judictéeui

mérite on réservé la place d'honneur. me vaut le vif plaisir de le présentèr à

Die tbe tnatee aux lecteurs de cette revue. C'est, en

outre, me fournir l'occasion de puiser | Une légende qui persiste

aux sources des plus délicieux souve-| Le Séloil (Québec ) : airs. Dans un crticle sur l'industrie ca- C'est uné belle-histoire que celle de |nadiënné du tabac, la revue “Over- |! l'ami Doucet. ŒÆlle pourrait même |seas”, irnpritnée À Londres, nous pré- édifier beaucoup ceux qui pestent con- | sentait sous la figure de métis sym- tré l'Association... pathiques employés à la culture de ! 1915, M. l'abbé J.-P. Gaghon, [la plante à nicotine. Nous traduisôns alürs vicaire à la cathédrülé de Saint- [le pässäge: Botiifäcé, convoque quelques jeunes |..“C'est dans les petits centres que géts pôut leur pärler d'A.C.J.C. l'on s'approvisionne (en tabac);etdans | jeune Doucet ést du nombre, On aé-|la province de Québec, lés producteurs cide de fonder üñ cercle. A la pré-lét ouvriers employés dañs les fabris | imièté séance, élections, Doucet est|ques sont des habitahts (of the habi- élu présidènt du térclé Langevin, qui|tant race), population térrienne, dont

Mariapolis

$10.00: M; l'abbé O. Moquin.

5300: RAR. SS. de Säint-Josæph.

$2.00--Calixte Lane. Albert Guil- bert.

$100: N. Désrééhere, Art. Poirier, J-:H. Tousignant, W.-A. Boivin, Phil. Nick, André. Guilbert, Romuald Lus- siér, A.-C. Lavoie, Alfred Croqüette, Joseph Lavallée, Phi. Lévreault, Ger- main Guilbert; Mme Blanche Morteau; Mlle Délima Morin,

50 sbtü#: Alph. Desrochers, Albert Lebeau, H. Bafsdlou, John Conrad, Anonyme, A.-M. Messher, A. Barsa- lou, Ovila Morih, J.-E. Allard, Ac: Néiriñck, Anonyme, Philéion Läpier- fe, Aïlcide Lassièr, Mästai Fortin: Mme Simon Frasér.

25 soüs: Nap. Landfy, Emile Nei- finck, Marcel Nick, Ubäld Lavoie, Jos.

er retarder

| Morin, Arthur Lombaërt, Henri Al |duviént l'année suivuñte le certlé Rit-lle sang ét un mélange d'indien et | lard. chot. Du discours de remerciements, |d'Ecossais comme de Français. Fait } Autres contributions: $4.75. nous ne parlétons pas. Soti premier Curieux, beaucoup de. familles cana- Total: $45.00, tftvail lui coûte uh éffort inouï: 1éé nn à noth corse ne 2 .|peuvent pas parler ühe autre langue Saint-Lupicin feuillés lui dänsent entre lés doigts

que le français, et quelques familles sür table, poür fitiir de mémoire. de nom ffançais ne parlent qué l'an- La fêne a vécu! L'ävenir se charge 6lais-Gù un patois approchant.” promesses. Héläs! ia conscriptiôh | Nous n'aurions pas honte d'être de 5 dispétse. On l'invité cercle La descendance sauvage. Nous connialis- Vérendrye, 11 risque une prernieré #0n# quélques riétis, soit, dadis l'Ouest, visite, se sent qüéljüe pèu dépaysé s0it Gaïis le province de Québec, qui dans “cénatle”. La cotifiancé le ga- |foût honneur à la nation. 11 est, pars êne. En queljües mois, ii s'est acquis |mi.eux, des industriels, des homines l'estime de tous les iéihbres. Of|d'affaires, voire même des hommes de trouvera toujours ëéti lüi üh membrellettreés Qui ne déparéraient duçune actif, qui récuseré jéthais le tra-[race. Mais vérité des faits nous vail. En 1927, tout restatit meni- ve à dire que les écrivains d'outte- bre du cercle La Véreñdryé, 11 retait,/mer; s'ils.ne veulent pas trop nous aidé de quélques athis la prérnièfe taire rire; dévraient se renseigner à heute, jés caütes du cefclé Ritchot,|Pohnes sources avant d'écrire sur les dont 11 accepte la vice-présidente, Elu étrangers. Cette légende du Ca- au Comité régional, il y occupe suc-|nadien français sauvage devrait être cessivemient plüsieurs charges, y coni: [morte et. enterrée depuis longtemps. pris la présidence. Nous avons un dictionnaire généalé- Les succés dans 14 vié civilé sont . 4 aussi rapides. Au sortir de l'école, 11!

Percepteurs: MM. R.-H, Morin, Er. Il à le courage de jetèr soi maniscérit

Dufault, N. Bergeron, Art. Bergeron, M..Morean, Pierre Bourrier, J. Lan- dreville, Az. Éniboñtre.

$2.50: M. l'abbé J. Picod.

$1.00: M. Perrod, E. Soulodre, H. Bourrier, Marc Moreau, ©. Brousseau, Az. Encontre; les Rév. Soeurs.

75 sous: Éd. Brunel, Hon, Payette, Jul. Encontre. !

50 sous: R.-H. Morin, Anonyme, Em. Bourrier, Art. Bergeron, Alcide Grenier, Anonyme, E. Bourrier, P. Bourrier, O. Cailler, G. Boulic, C. Länafeville, Jos. Landréville.

30 sous: S. Payette.

25 sous: Er. Dufault, J. Dacquay: Mlle Préjet; Anonyme, Jul. Bourrier, N. Bergeron; Mme Morin; Jos. Beau- dry. L. Labossière, A. Moreau, N. Payette, V. Férrand.

10 sous: J. Théroux, A. Therrien.

f entre à l'hôtel de ville de Winnipeg.

Total: 921.50. Dans un coin du bureau-des évalua- Vassar teurs, il travaille, il observe. Le soir, |!4

Percepteurs: M. l'abbé Forést et M. | il lit, il étudie. L'idée lui viént 4e par-

A.-J. Beaudty, faire sa foïmiätion et de préndre ses

$2.25: M. l'abbé U.-R. Forest.

$2.00: Mlle Eva Morin.

‘$L00: Mles L. Grouetté, G. brun, M. Fourneaux; J.:A. Desautels, A.-3. Beaudry; Mme D. Loiselle.

50 sous: Andrew Owehs, Joachim Hupé, ’S.-J, Boutang, O. Major, Léo Lavallée, Aurèle Boutin, Albért Caÿep; Mme Joacliim Hupé.

25 soûs: Ad. Cayer, P, Beauëry, K Mazurge, --H. Charpentier, Plactde

degrés de comptable fliéehëlf. ‘#1 pas: se älors au éervice d'uñe firme d'audi: teurs Comptables. Le Soir, il prérid ses cours à l'Université du Matitoba: Au reste, ses talents s': br chaque jouit davantage. Le e acé- jiste se créé dés relations. Un béau à à jour, oti $'avise de le lancer dans|C0nnu la province de Ç l'arèrie muniélpale. Il hésite: un|rendu comble, Cèst .|blañe-bée! dérnier moment, i1]18 © ins - accepte. La juite est sérrée. Son ; D vint adversaire, toujours élu jusqu'alors chez nous, re nous demander de

$2.00: A.-0; Beaudfy. . $1.00: M. l'abbé U:R. Forest: Jos. Beaupré, Denis Beaudry, R.-W. Gra-

sègé déj dépuis

au pläfond, Er sa ke ar ra un grou 2 tons eue pour

la MAIS * Ve

Mile Délimiä 25 souff

lsse, A T

élu, un] Nous, ds l'attaque et | Cadädie quelques votes... ‘eanadiens-français! or

à”

i

Lisa DIBERTE or me A | MA um 18 mu av | =: Dodsons Day Compann. Ê

INCORPORATED 2% MAY 1670. #

AUTRES MAGASENS À SASKATOON, TORKTON, EDMONTON, CALGARY, NELSON, VERNON, KAMLOOPS, VANOOUVER, VICTORIA.

= SOUS-SOL D'ECONOMIE

. f A pra 1 E te L Ÿ 9 d , Pa ; int À “pige mteren baut-parleur sa académiques. Une nombreuse assis be Robes de chambre pour dames " Pardessus d'hommes Robes-culottes pour enfants { Vnt devant un microphone et Je son | "20 Sat tenu à gene te dx pren . le Candäh SRE A Draps à couverture confortables. Ulsters et Ulsterettes, chinchilla bleu Jerseys tout laine, ? à 6 an$ | 1 porté à un amplificateur situé sur présence la haule estime dans laquelle ce garniture satin k \ l Du fu bobée 2e ter P'arehere- |" (2009 l'héroine de cette déssens- Au cours QE ETS ne $12.50 51.95 he. Mi cet essai est avantageux, eo ti ; j pa rrol pt sg fee me 5195 ; Ven conservera le haut-parleur. cd æ-hpors _ is ftis" HS à 100, pardessus seule- Jersey et autres tis-

nellement, pendant que les clairons d'Ottawa, présidente générale de la sonnaient “Au drapeau”, par M. J.-H. [Fédération des Femmes Canadiennes-

DAS Toi tons les qniques bnots | P°#rB0us. agent conmiaire de France | +

vail qu'elle a accompli, a-t-il dit, mé-|à la fête un cachet militaire très goû- ritait la reconnaissance officielle du|té de l'assistance. gouvernement français et c'est avec! Mme Etsell à chanté “Salut à la

ft & été décidé de construire une grand plaisir que je lui remets, au|France”, et Mlle Thérèse Deniset

, soyeuses, i va- | riété de dessins et coloris. Coupe très

Bas de bon service pour dames

Full-fashioned et transparents -

ment, chacun est un spécial de marque “Gold Seal”. Chin- chilla d'un bleu ma-

Pantalons de $3.95 pour hommes

Worsteds el tiweeds de bonne coupe

sus de laine, styles très coquets. Fron- cés à la main, Jolis

| effets tailleur dans AT à Winnipeg. Clui-ci a rappelé les] La Fanfare La Vérendrye, sous l'ha- ample, couture dou- rine foncé très riche, à lou Sant de late, : ‘Hxponibles. nombreux services de Mme de Denus|bile direction de M. Joseph Verman- ble. Meme re À ee $ D nage es Toutes ces robes ser» TR Re RERO prétai concours | ces. élière enez heures du avec culottes àssor- 4 A l'hôtel de ville à le cause française, comme prés a parade" nr seen soie. Grandeurs: pe- matin. Grandelfrs: ties. Plusieurs nuan- : dente des Dames Auxiliaires des Ré-| tite, moyenne et : 4 à 46 . ces. ÿ ctirnshaintent servistes et : comme de |Le Père la Victoire, Sambre et Meuse, F | Bots-sdl Fr. Sous-sol ! La ville de Saint-Boniface va con-|la langue française. L'excellent tra- La Marche Lorraine -— qui donnaient Sous-sol . | $

Bouffants en rayon pour dames

Joli rayon uni lustré et non

» . nouvelle. La ville a un-con-{nom de M. Edouard Carteron, consul |"Connais-tu le pays”. Le jeune Fran, Bordure points de picot $295 ec hable t'de dix ans. [général de France, le diplôme et les|90is Deniset s'est aussi fait entendré La paire, 2 89 ; La ville à parlé d'entrevoir l'‘Uti- | palmes d'officier d'académie. dans deux déclamations. paires e

M. Léon Michel, président des Ré-| À la suite de cette séance, june ré- servistes français, en félicitant la ré-|CéPtion intime à eu Heu chez-M. 16/4 cipiendaire, à rappelé qu'à lui reve-|juge L.-P. Roy en Yhonneur de Mme nait l'initiative d'avoir sollicité dis-|de Denus. te: tinction décernée à Mme de Denus. 1] Pac HAUTE l'a remerciée chaleureusement, au num

# Board” dans le but de forcer la fr Electric” à établir des sur les ponts.

Une question grosse de conséquen- vient d'être soulevés. . T1 est pro- "d'imposer ‘uné taxe de 10 sous

T9

Bas en pur fil de soie, talons et bouts de pied renforcés de lille mercerisé. Dix

Une économie d'un dollar sur ces panta- lons de bonne quali- té. Nuances moyen- nes et foncées. Con- venant pour travail ou autres occasions.

Pantalons de bonne coupe, fabriqués par l'une des meilleures manufactures du Ca- nada. Choix des nuances les plus po-

Concert de Charité nusnces, Pointures Grandeurs 29 à 46. pulaires. Grandeurs: à tout véhicule traversant les deux |de ses camarades, pour tout le travail a _8% À 10. d Sous-sol . petite, medium et | ts nouveaux. Le comité conjoint |fait pour leur venir en aide pendänt| Le concert de la Chorale mixte de Sous-sol large.

nt

*s ponts est en faveur de la chose. chose serait payante. 16,000 vé- lcules auraient traversé les ponts en journée récemment, Le projet

été soumis au conseil de Winnipeg tt celui de Saint-Boniface en sers n'ai sous pe: Les citoyèns des deux Ml'es, at-on suggéré, pourraient être munis de passes. Cette mesure, en fhut cas, n'affecterait que les piétons. fur # invoqué l'exemple des autres

et après la guerre. la cathédrale, sous le haut patronage

M. Emile Létienne, président de |de Mgr W. Jubinville, P.A., V.G., pour l'Union Nationale. Française, a joint |le “Tribune Empty Stocking Fund”, ses félicitations à celles des deux ora-|aura lieu le jeudi 17 courant, à la teurs. précédents. salle de l'Académie Saint-Joseph. Qu-

De superbes bouquets de fleurs ont |tre le programme de la Chorale et de été présentés à Mme de Denus, par |l'orchestre, publié dans:notre dernier Mme E. Laberge, au nom de la Fédé- numéro, le Cercle Molière jouera une ration des Femmes Canadiennes-fran- |pièce intitulée “Les Côteaux du Mé- çaises; par Mlle Suzanne Gauthier, au | doc”, dont les acteurs seront Mlle nom des Réservistes français, et par [Marthe Simon, MM. Antoine Le Goff #ys l'on impose une taxe analo- r vue, Cette taxe aiderait les deux |l'Union Nationale Française. est au programme pour dessiner des Wlles et surtout Saint-Boniface, On Dans une brève allocution très heu- croquis qui ont tant amusé déjà en

Mile Marguerite Pelland, au nom delet Jean Delavignette. Mme Boutal] à]

ou

bien ces chemises de

è vous serez étonnés de leur prix modi- _qué.- Deux cols as-

. sortis, Confection-

nées dans des restes

bonne eanfection,.

Chouises d'hommes en broadcloth

H y a aussi dés Repps très épais

Souliers de dames

En chevreau noir très doux Quel- ques-uns avec support

La paire,

$L.89

Escarpins, oxfords et courroies. Quel- ques-uns avec -jin- crustations, d'autres unis. Grande varié- té. Chaque paire est d'une qualité remar-

Sous-sol

Tricot de fine laine Bôtany

4

PAR

Chaussettes très po- pulaires parce que le haut en nouveau tri- cot enserre confor- tablement la jambe. Vaste : assortiment de nuances attrayan-

a de tissus de ité L tes. Toutes de qua-

4 différentes circonstances. : \#*, supérieure. Lane A nr me bare lité parfaite, Poin- = Les billets, de 50, 35 et 25 sous, : deurs, 14 à 16%. Pointures, 3 à 8. tures, 10 à 1116.- #2

Cadeaux de Noël ee TE NE ee rs os

chéz Mme Daoust, chez M. Raimbault, à la Pharmacie Préfontaine et le soir même, à la porte.

Chaussures noires pour hommes

Chaussettes anglaises pour hommes

LE LL

32x22 PRIRIRIMININININIANININIRNINININIRIRIZ

Nage

Pyjamas d'hommes

Vrai broadcloth anglais,

Pantouftles pour hommes

Semelles'en cuir chrome et taloñs

. Cigares, Oigarettes, ess plat, Nécessaire de Toilette, etc. Ordinairement $3.45 Spécial : : VENEZ Nos 'ALLATIONS : : LS “Gold Seal”

me mm 7

AFAC.C.

Pour Noël, noi nous ferohs un plaisir de livrer des briques de

HEUREUSES DOUZE DAMES OU JEUNES FILLES

‘Bracelet à anneaux flexibles, pierres du rhin, $5,00 F

* f

manière à donner satisfaction. Poin-

tures, 6 à 11. Sous-s0l

Pendentif en

excellente coupe

de fibre de soie. Spé-

ciak- “Gold Seal”. Grandeurs, 86 à 44.

Sous-sol

de caoutchouc

à | + erème à la glace à n'importe quelle heure que vous Conférence du 9 décembre à l'Institut 52,49 $l 75 69 | Téléphonez votre commande: 204 574 Collégial Saint-Joseph : à . . | Ù Mercredi dernier, 9 décembre, le Cüir noir souple et Larges rayures sur péatésses. à Ù A CIE RBRIDG : à la -fois | 1h Chemin Sainte-Marie, à NOB du pont GE. PF. SRNDN AS m EURnaR ne è Pur Ve Ponte Que fond blänc, le genre contables et dura- R.-0, SENEZ FRANK WADE conférence des plus intéressante sur lité, qui assure con- que tout homme pré- bles, Munies ta- _ S l'orientation du féminisme, fort, élégance et du- fère. Brandebourgs lons de caoutchouc. ; rée. - Fabriquées de Spécial “Gold Seal”.

Prix. ordinaire, y5 sous, Pointures, 6 à 11.

k argent dames: ler prix de whist, don de

rhin, $6.00

2 nn . : re . = +. n : > Le po a ;

le

> ©

te

$

FE]

Pl

i} ji

ïs

* ‘+ LPS

À MEN ARE ETES dE

).

(a

.fæ

|

Li

L

Li

° (Suite)

j En vain le clergé multiplie les dlaitile tions et les menaces pour empêcher le soulé- vement d'éclater; çn vain le gouvernement accorde par télégraphe leurs titres de pro- priétés aux mébs qui n'en ont pas reçu au Manitoba: la révolte est désormais dans l'air et Riel ne veut plus ou ne peut plus reculer. Il convoque ses amis les plus dévoués et leur fait prendré les armes. Un gouvernement pro- visoire est proclamé dont Riel devient le chef. . Son premier. acte est da s'emparer de l'église de Bâtoche. 11 en fait son quartier général et y instaure un nouveau culte. Au milieu de scènes le ridicule le dispute à l’impiété, il renonce publiquement à l'Eglise catholique, qu'il appellera désormais par dérision la Vieille Ramaine, et force à apostasier ceux qui l'en- lourent, Une fois les affaires de la Saskatche- wan réglées, il se propose d'aller en italie détrôner le Pape Léon XII; après quoi il lui donnera comme successeur Mgr Bourget, arche- vêque de MontresL Le moment n'est-il pas venu la Papauté doit abandonner le sol vermoulu de l'Europe pour tin monde plus jeune ?.….

Les prêtres refusant d'entendre la confes- sion des rebelles, Riel s'installe lui-même au confessionnal. 11 baptise un jeune Anglais converti à sa religion! Quatre pères oblats et quatre religieuses de la communauté des Fidèles Compagnes de Jésus sont retenus pri- sonniers dans le presbytère de Bañoche.

Après.le succès de Duck Lake, des émis- saires sont-envoyés aux diverses tribus indien- nes qui entrent vite en effervescence, Au Lac La Grenouille, deux wissiqunairés et sept au- tres blancs sont massacrés; l'église’ est-pillée et incendiée; La petite ville de Batileford est assiégée par cinq cents Cris,’ deux hommes sont tués ét les habitants doivent se réfugier dans l'étroite enceinte du fort. Sur tous les autres points du territoire, les missionnaires réussissent, non sans peine, à contenir les sau- vages; mais toute la population blanche vit dans des transes mortelles jusqu’à l’arrivée des troupes canadiennes.

Cette phase si curieuse et si importante de la vie de son héros, M. Constantin-Weyer n'a pas jugé à propos de la faire connaître à ses lecteurs, pas plus que la gravité extraordi- naire de ce soulèvement insensé. Il montre les prêtres hostiles à un mouvement présumé en faveur de la cause catholique et nationale, sans-en laisser soupçonner le motif. La seule ällusion faite à l'hérésie de Riel n'est intro- duite dans le récit que pour mieux souligner l'opposition coupable du clergé:

v:hy

v

de

D'autre part, le service des renseignements avertit le marquis de Landsdowne (pour Lansdowne: un nom de plus écorehé!) que Riel avait dit un jour que Rome était une cause de divisions et d'ennuis politiques. Le gouverneur ne pouvait négliger cette carte. Il la fit jouer par les-eurés du Bas-Canada, dont plusieurs prêé- chèreut à travers ia province de Québec. la croisade contre l'hérésiarque re. (p. 226) :

Faut-il s'étonner après cela de voir un écrivain comme M. Pierre Mille, qui admire l'auteur de la Bourrasque et se fie à sa docu- mentation, accuser formellement le clergé d'avoir combat{u Riel par tous les moyens, d'avoir 1 udi à sa défaite et à sa pendai- son? “wiénne done contrôler sur place cette wértité historique: il verra dans quelle mesure. invraisemblable on lui a bourré le crâne.

_ L'opposition des missionnaires et leurs

«+ efforts pour soustraire les métis à l'influence

+ néfaste du chef désemparé sont faciles à justi-

fier. . Une fois passée la catastrophe qu'ils n’a-

vaient pu écarter, ils s'employèrent de leur

mieux à réparer les ruines et les misères qu'elle

entraîna à sa suite. Ils furent les plus ardents

implorer la grâse du pauvre Riel, dont ils ne connaissaient que trop l’irresponsabilité.

Les quelques incidents militaires auxquels “d'une façon grotesque, propre à jeter le uvre

les soldats et leurs chefs.

en

© ——— ——————————"————"—— —— ———— ———

lieu le soulèvement sont rapportés|,

LA

_LIBRRTE |

quante milles environ de là, sur la frontière de

l'Alberta! C'est même seul. engagement |: auquel il attache un peu d'importance. L'af- faire de l'Anse-au-Poisson: (Fish Creek) et la prise de Baloche, après un combat de près dr quatre jours, ne eds pourtant pas à dédai- gner, Luttant contre des forces bien supérieu: res en nombre, les métis opposérènt une résis- tance” harnée et infligérent de lourdes pertes aux troupes canadiennes. Au dire des officiers anglais de l'époque, leur chef, Gabriel Dumont, possédait de réelles qualités militaires. Le général Middleton, inspectant les positions des rebelles après la bataille de Batoche, fut émer- veillé de la perfection apportée à la construc- tion de leurs retranchements et de In sécurité qu'ils offraient à leuts occupants.

Riel ne s'enfuit pas aux Etats-Unis, comme cherche à l'accréditer le faux récit de la Bour- rasque. Plusieurs jours après le combat final, il se livra à des éclaireurs qui le cherchaient dans les environs de Batoche, u

Ottawa. D'après une déclaration du ministère de l'immigration, le mouvement de colonisation dans les limites Au Canada entrepris par le ministère fédérnl et les compagnies te chemin fer a eu pour résultat le ramener à la terre 42,882 persotr- es. Les rapports détaillés du : 1er ctobre 1930 au 30 novembre 1931 in- diquent que 6,040 familles et 12,682 célibataires ont été plrcés sur des ter- res, les premiers comme colons et les seconds comme engagés. Tout. cela s'est fait sans assistance directe, .Le but de ce mouvement, a précisé le ministre de l'immigration, M. W.-A Gordon, est d'encourager les chô- meurs ou ceux qui prévoient qu'ils vont manquer de travail et, qui ont de l'expérience sur la terre s'établir de nouveau sur les terres avant qu'el- les aient épuisé leurs ressources.

D ———— Notre richesse agricole

Une note publiée par le Bureau fé- déral de la Statistique évalue la ri-|Îl chesse agricole brute du Canada pour 1981 à $7,273,559,000. Sur-ce chiffre les bestiaux entrent pour une valeur de $687,225,000 et les volailles sur les fermes pour une valeur de $54,852,000, soit un total de $742,077,000. Le re- venu agricole annuel brut estimé pour 1930 a été de $1,240,470,000. Les ani- maux de la ferme. ÿendus ont contri- bué $166,630,000; la laine $2,311,000, les. produits laitiers $277,154,000; les volailles et les oeufs $95,227,000: soit un total de $541,322,000 venant direc- tement des animaux et des produits animaux.

Joyeux Noël et Bonne et Heureuse Année!

Tel est notre roeu sincère à tous nos amis et clients

Nu-Fashion Beauty Parlors

2-34, IMMEUBLE EDWARDS 32514, AVE. PORTAGE

AU-DESSUS DU CAFE NEW OLYMPIA . PROF. EVERS, GERANT.

SNIRIIIIIIRIIIRIRIMNININININA

LE PROCES ET LA MORT DE RIEL

Le procès et la mort du chef métis sont traités avec le même sans-gêne. Les faits les plus authentiques, délibérément ou par igno- rance, sont écartés pour faire place à la fantaisie malicieuse de l’auteur. Celui-ci, tou- jours friand de détails d’une truculençe gros- siére, essaie de détourner l'attention du spec- tacle pathétique du grand vaincu au profit des dépositions grotesques de rebelles sauvages qui ne comprennent rien à ,çe qui se passe.

Mais son chef-d'oeuvre d'invention est de faire peser sur le Père André (Ernest) une accusation formidable :

Joyeux Noël Bonheur et Prospérité Tous

en 1932

Tandis qu'on poussait activement les préparatifs de son jugement, il s'occupait à rédiger un long mémoire destiné à sa défense. Il y rejetait sur le Père Ernest l'idée première de l'insurfection, et ce fut justement cet ecclésiastique qui vint le confesser dans sa prison. Alors, Riel dut, sous peine de damnation éternelle, remettre son manuscrit au prêtre, en vue d'un autodafé, et pro- mettre de prendre sur soi tout le poids de la révolte.

11 sut dès lors qu'il était perdu. Pris entre l'amour de la vie et la crainte d'un enfer éternel, il s'abima dans une inertie contrite, et, le chapelet aux doigts, coula des grains, en murmurant de machinales prières.

L'idée même d'avoir pu un seul instant songer à compromettre un ministre de Dieu lui valut les cauche- mars les plus affreux. Il fut, dans ses rêves, torturé par des démons échappés aux gravures suggestives des livres pieux. C'étaient des monstres cornus, à barbe de bouc, au nez crochu, aux ailes de chauves-souris, et qui, armés d'un trident en guise de fourchette, le tournaient et le retournaient sur son lit de braise… Et j'un d'eux, sans cesse, d'une petite voix chevrotante et cruelle lui disait: “Ah! Ah! Louis Riel! respect aux messieurs prêtres! Ah! Ah! tu as voulu trahir le Père Ernest!” (pp. 233-234)

BLUE RIBBON TEA

Empaqueté à Winnipeg depuis 1882

Procurez- vous le meilleur

: Exigez-le LAIT c # +

Commandez aujourd’hui pe lait City, de la

CilyPaiivy

Téléphone 87 647

C'RCRCUUMCUCMEMENMCUCEC EC ECMECECECECEE Un bien joyeux Noël et

une nouvelle année heureuse et prospère!

TEL EST NOTRE VOEUX SINCERE

Lors dùü soulèvement de la Rivière-Rouge, nous avons vu le pauvre Riel, sous l'influence d'un prêtre haineux et fanatique, le Père Ritchot, —— rêvant d’infliger les supplices les plus raffinés aux Anglais hérétiques. Nous allons le voir maintenant livré à un prêtre démoniaque, qui va profiter de son état de faiblesse et de sa -démeree pour le -torturer cruellement:

WESTERN PURE "FOODS LTD. PRINCESS ET HENRY, WINNIPEG

L'oblat prenait un pieux plaisir à écouter. le” récit L'A CNET & ë de ces scènes, dont la CNRS horreur confinait à la y N à ce théologie. fe ous DR.

ll en sites encore l'effroi, | en citant tels spé- TE #4 7 can mel ae como, ae ul AU +. di vous souhaitons à + : textes reteius par coeur, (grâce aussi à une/imagination n a 10 1% un PA | dévergondée), le catalogue des supplices que Dieu, dans $ % # sa mansuétude, réserve à ceux qui accusent les minis- saute FFE ‘noi J N, L > tres intangibles d'une sainte reli Puis, quand il WESTINGHOUSE co ent sale pare ais sien” oyeux - avait ainsi pétri l'âme de Riel à l'état de. pâte inerte, | DE FOREST rap canae que OS ne eu de us L er sacs sage he: yat fus pra sance magasin d'exposition McLean et faites % martyr à condition qu'il consentit à se sacrifier pour . GEN'RAL Ne + TS x 4 an = Bonne et Heureuse Année | ë l'Eglise, représentée par son missionnaire. (pp. 234-235) ROGERS :

à termes pour ceux qui les désirent.

“a | Modern Dairy

INTRO

Le Père Ernest soutient son rôle odieux et inyraisemblable jusqu'au pied de l’échafaud, il n'ose donner l'accolade à celui qui va mourir...

ye E

ES

cmt cm om

e Al ee 2e de cmt (ne ae |

Séance Suds

Les Enfants de Marie se sont ac- quittées avec beaucoup de succès de leur séanre; elles ont interprété un drame, d'une action tragique soutenue, en y mettant tant de naturel et d'ex- pression, qua l'assistance ressentit l'émotion communicative qui s'en dc fageait et l'intérêt ne se démentit pas jusqu'au dénouement. +)

Les actrices expérimentées qui te- nalent léh principaux rôles furent à la hauteur de leur réputation: quel- ques nouvelles recrues furént une r4- vélation, À toutes nous devons de chateureuses félicitatiohs.

Les numéros musicaux étaient bien

choinis; Mile Marcelle Jutras et M.

Lacien Dansereau chantèrent bien, nec Mile Alice Jutras comme accom- pagnatrice.

l'our, dérider l'asnittance, les ac- teurs de l'A CJ C: jouèrent avec suc- cès “Chez l’Avoué”. Voici le pro-

£ramme au complet :

. Pianb, ‘Over Hill and Dale”, Engél-

mann: Mlles Clara Bouchard et Ida

Graveline. “Plus fort que la Haine”, drame en trois actes pur Féné Gaël.

Chant, “Retour au Pays’, A. Lar- rieu: M. Luclèn Dansereau. Piano, “Etude Fantastique”, Rudolf

Friml: Mlle Alice Jutras. Chant, “Sérénade à la lune”, Alber-

«time Morin: Mile Marcelle Jutras.

“Chez l'Avoné', Fernand Belssier. Un mot.de M. “O Canada”.

“Plus fort que la Haine” Person- nages: Jeanne Leroux, veuve pécheur, F. Barnabé; Françoise Garly, veuve de pécheur, A. Boissy; Alice, fille de Jeanné Leroux, A. Gervais; la mère

comédie en un acte,

le Curé,

Simon, mère de, Jedtitie Léroux, A.

Parent: Louise Garreau, femme de pêcheur, D. Fortier; Marguerite Dus- sart, femme du gardien du sémapho- re, L. Lemay; Eugénie, Marcelline, Thérèse, Pauline (femmes de marins): A. Dionne, I. Grävéline, A; Gallant, 1. Fraser.

uhe quinzaine de jours, les patineurs et les patineuses y vont avec entrain. Nos dmateufs de gourèt s'entraînent, lex petits jusqu'aux grands, en vue des parties À venir.

Notre équipe senior a joint la Ligue Internationale qui_se eomposers eetle nnnée des pes Hallock, Minn., Emerson, Dominion. City, Morris êt Leteiller. 11 y aura sans doute des parties intéressantes. Une première partie d'exhibition à Domialon City, le samedi 12, fut nulle (1-1).

Notre équipe junior a déjà com- mencé ses activités, le mardi 8, à Saint-Jean-Baptiste; les nôtres furent vainqueurs pâr 2-0. Le samedi 12, iet, ils battaient Dominion City 5 à 8.

L'ardeur. ne manque pas non plus chez les plus petits. |

0

SAINTE-ROSE-DU-LAC

“Noms des élèves qui ont obtenu les premières places durant la semaine:

Grade XI: Rhoda Saurette, 7 Tucker, Helen Bretecher.

Grâde X: Aïlbina Bonin: Claire Ho- gue et Adrienne Robic (ex aëqguo); Paul Saurette. .

Grade IX: Yves Moigat, Noël Del- veaux, Basil Fitzmaurice

Grade VIII: Laurence Bissonnette et Catherine Furpeaux (ex aequo); Clarence Tucker, Bella Valcourt.

Grade VII: Gérard Guyot, Emile Vermette, Thérèse Delveaux. Grade VI: Mollie Shuer, Thérèse

Boitgau, Elizabeth Inglebeen.

Grade V: Gerald Tucker, Ed. Bis- sonnette: Irène Lahaie ët Charles Moilgat (ex nequo).

Grade IV: Léontine Montsion, Jean- ne Gadal, Edwin Tucker.

Grade III: Henriette. Neault, Rose Lagassé, Gonzague Brunel.

Grade Il: Irène Montsion, Noëlli Tucker, Jean Lagassé.

Grade I: Adélard Montsion, Louise Pinette, Alice Loire.

À Séance à l’école

Le “imanche 20 décembre, à 2 h. 30 et à 7 h. du soir, les élèves de l'école

du village donneront une séance dont |

profit sera employé à réparer le théâtre de l'école. Les élèves, aÿañt travaillé avec ardeur à préparer cette séance, invitent tdus. les péroissiens

“Chez l'Avoué” Persünnages: Favinel, ancien militaire, Lucien Dän- rereau; Bobinet, Daniel Arcand; Pros- per, domestique, Roländ Gtaveline,

Cours d'alimentation

Les cours du Ssrvice d'extension du Collège d'Agriculture, inaugurés ici l'an dernier, se cotitinuént cette année avec le même entrain. L'assistance est régulière et tous les mémbres sem- blent y porter intérêt. Le sujet à l'étude est l'alimentation: choix, pré- paration et cuisson des viandes, va- leur nutritive des aliments, balance- ment-pratique des Imconus.

La spécidliste. est Mille Alexander: les chefs de groupes sont les suivan- tes: k n

Groupe numéro 1: Mmes Joseph Saurette et, Albert Bréton; 2, Mmes Hector Bois ét Edouära Parent: à Miles Annette Boissy. et. Marie. Breton; 4, Mlle Helen Hendersoü et Mme H.-G. Andrcws: 5, Mmes Jos.-H. Empson et Albany Gallant.

Naissances

Marie-Aline-Rita, née le 10, bäpti- sée le 15 novembre, enfant d'Albert Delorme ét, de Mathilda Brulé Pai-

. rain et marraine: M. et Mme Laurent

Délorme, , ce Saint-Joseph, cmels et tante de l'enfant, Marie-Thérèse-Yolande-Réjane, uée

de Sainte-Rüse et des paroisses envi- romnantes à y être présents. Lés prix des placés ne seront que 25 sous pour lés adultes et 10 sous pour les enfants. 11 n'y aura pas. de places réservées. Les premiers arrivés auront les meil- leures places.

24200 .BAINTE:AGATHE

Nous avons un,-vicaire à Sainte- Agathe. Tous lès pâroissiens en sont heureux parce qu'ils bénéficieront du zèle et du dévouernent de ce digne | prêtre, et de plus parce qu'ainsi notre bon Monsieur le Curé aura de laide.

Ce fut en la fête de l'Immaculée Conception que M. l'abbé G. Dubuc, Nicolet, nous fut présenté commèë vicaire de paroisse. N'est-ce pas nous l'envoie? M. l'abbé remerci chaleureusement M..le Curé de sa si franche réception et de son aimable |: cordialité, puis nous fit un touchant sèrmon sur la fête du jour.

Jeudi, M. le Vicaire fit la visite des classes, du couvent, én souhaitant bo succès aux nombreux écoliers et éco: lières, Û Espérons que nous conserverois longtemps M. l'abbé G. Dubuc dans notre paroisse et que climat Manitoba favoriséra sa sänté un Fran

Jeanne GRATTON. | RE ———

LAC DU JU BONNET

roisse. M: l'abbé Lee vient de ven-

tion, (et dont plusieurs ont déjà été acquises par nos gens), il y à au vil- lagé plusieurs propriétés à louer et même achetet; ÿ

Places À louer: Appartement pour un tailleur une modiste. S'adres- ser à M. F. Allard, propriétaire. [Une salle magnifique pour un magasin ou un salon de barbier, avec d'autres àp- [ont partements aitenants. Propriétaire, M. A.,Levasseur,

A vendre: un restaurant suffisam- ment spacieux avec un magasin atte- nant. Propriétaire, M. R. Robidoux.

Toutes cés prôpriétés sont au cen- tre du village, sur la tue principale et sur bord de la rivivre.

La crise économique actuelle ét la saison d'hiver paralysent considéra- blement l'entrain et le succès des af- faires. Cependant, les vräis hommes d'affaires, qui ne sont pas encore fixés dans des places léur succés est certain, feraient peut-être bien de ve- nir visiter les propriétaires susmei- tionnées. Ce conseil, pour n'être peut: être pas tout À fait désintéressé, n'eñ

Jest pas moins sage et bienveillant.

On peut venir au Lac en auto. Nous

Jespérons que le Chemin sera ouÿyért

tout l'hiver. k 0 D > ———— N.-D. DE LOURDES

Poüt ia trôislème fois cette âfinée, le bon Père Laplante, de Sainte-Anne, est venu nous apporter les grâces d'une retraite, Cétts fois, c'était le tour des jeines filles qui, du 5 au 8 décembre, eurent. un triduum suivi par plus de 65 d’entre ëlles. A l'is- sue des vépres, le 8 décembre, 24 .fu- rent reçues Enfants de Marie, à la grande édification de Ja paroisse,

Nos croisés de la communion ont célébré ce jour-là le premier anniver- saire de l'inauguration de la croisade

de communions. L1 . L La prochaine partie de cartes aura

lieu le 17 courant, un jeudi. Pour la dernière fois les Collégiens paraîtront sur l'écran, ainsi que le ‘Diämond Master”.

L] .

On entend parler vaguérmeht d'une } séance que seraignt en train de pré- parèr une vingtaine de nos 7e ar- tistes en herbe.

Nos malades soni “tous sur pied, jusqu'au jeune Louis Fries qui, sur les conseils du docteur, est allé cette se- maine à l'hôpital de Saint-Boniface. ELIE Täbleau d'honneur

Grade X: Cécile Désilets et Richard Désilets (éx äequo), 94; Cormel Gi- rard, 80.

Grade IX: Gilbert Charbonneau, 97.

Grade VIII: Hilda Trottier, 89; Gil- bèrte Désilets, 86.

Grade VI: Juliette Atquin, 20; Ida Allarie, 84,

Grade VI: Berthe Bernardin, 94;

Aice Allarie, 87.

—Grade-V:-Céciie Bouchard; 95; Ber- the Trottier, 94.

Grade 1V: Vilma Leslie, CTE Jeanné Beauclair, 90,

Grade III: Sylvio Rheault, 92; Paul Bernardin, 87.

Grade II: Reine Bernardin, 82; Ray- mond Bernardin, 77.

3." RCE

rene done DT ERA

SASKARCHENAN

GRAVELBOURG

si 16 noverñbre, M. t'abbe Lañglois a revêtu l'habit ecclésiastique at Grand -Sémitiire Maééñod. On y a aussi célébré solensatenet

j 8. E. Mer Cène et “A phee ha *

nent LR

D EE SR AU mr eg EE AD: re

4 À vie tes bénneb A0 à béatedi dont la Liberté à déjà fait la déséertp- Igieuse.

4

|

LA LIBERTE

étie dnabit - LA gT profession reii-

Miles Desrues, de Montréal, dite Soeur Marie-I…mmaculée, et Mailloux, de Magog, diie Soeur Marie-de-Jésus, ont revétu le saint habit.

Soeur Marie-Joseph du. Précieux-

ont été conférés par Mgr l'Evéque de Gravelbôurg à plusieurs des élèves äu

décembre, das Cathéérale. Ont été tonsurés, MM. Augustin Hubeft, is-Philippe Roblidille, Arthur M5-

quin, John Rôche, Adriët Bisson et Arthur Langlois, pour le diocèse ñe Gravèlbourg: MM. Léopold Âllie, Phi. Hppe Belléfeuille et Georges Martin, pour ïe Vicariat de Groufrd. Ont réçu les deux premiers ordres mineuts, MM. Raot Gauthier et’ Sylvio Mo- riñ, Pour diocèse Gravelbourg.

A reçu les deux derniers ordres mi- neurs, M. Willie Laroüthe, pôut le dio- cèse de Gravelbourg.

" D L] LE LS

A Üne séänce du 17 novembre dér- nier, de Société Historique de Saint- Boniface, ; “Mer Villeheuye, OM. a été élu membre de cette société, Par- mi les motifs qui ont inspiré cette élec: tion, on a signalé le bienveilltant et assidu intérêt porté depuis trente ans par nüuvel élu à l'histoire de l'Ouest, des articles sur Mgr Lange- vin, et d’autres sur Mgr Taché et les missionnaires de l'Onest canadien. Monséigneur a accepté volontiers ‘cet honneur qui le rattache par un nou- veau lien au siège de Saint-Boniface dont la région de Gravelbourg na été autrefois partie intégrante.

Maison Sainte Jeanne d'Arc eo ne ee 15

sionnaires de Marie. Chambres simples et doubles à un prix ‘très raisonnable: Efcéllente : pensiôn pour 165 jeuñes filles étudiantes Ou employées. Les. dames et demôi: selles en visite à Winnipeg y sont aussi les bienvénués!

Pour plus amples informatfédh,

s'adrésser À la Dee, 189, vel Jarvis, Winnipeg.

ne

Séminaire Masenod, le dimanche 13}.

Une circulaire. de Mgr l'Evêque, en date du 6 décembre, a promulgué les titulaires de diverses charges diocé- Saines qui complètent l'organisation de la Curie épiscopale, coïnméencée l'an derniers

00

Quatre systèmes à débattre|

.-pour la vente du blé . albertain

Calgary, Alta. Quätre plans, dont deux sans paieinent initial, ônt été formulés par les autorités du cartel au blé d'Alberta, en préparation d'imi pléhiscite qui décidera des activités futures du cartel. Le vote des 42,000 membres séra pris à la fin du pri- temps de 1922 et lés résultäts annün- rés eën juillet, la poutique adoptée de- vant être mise en vigueur avet l'an- née £gricole commençant le ler août 1922.

Les vants:

1.—Coopérative directe avec paie- ment initial.-##1 que pratiquée par ur curte] jusqu'à l'été dernier.

2.-—Coopérative directe sañs paie- ment initial lors la livraison du blé, Mais avèc paiements À intérval- les-àk-mesüre que se vend grain

3.—Covpérative ävéc paiement ni- tiäl et avec option de vendfe sur 6 marché général n'importe quand et

quatre projets sont les sui-

de miähièré que le cultivateur ie décidéra. Ce plän est le même que! ;

celui qui fonctionné présentément.

VERRES préparés d'a-

près l'épreuve dans les verres BIañcs à vision éimple. -

MONTURES = Choix considérable de mon- türes iuriettss et de lorgnons.

er parlons

Si vous pôuvez véniF à

Kryptok

Verres dou- bi bi-fo-, caûx invisi- bles d

Lunettes et Lorgnons

Pas AA VE. :

LE _= Won expérlende idobé-aris ést votré garantie e spéciei et laltos Von RAS Pépreuee de Ven Yeux

NALZS., 7 02 mais 46 pi plus

00

totrter PRIX UNIQUE

pour l'examen

CRUE men mue à ji

pese de fluetuation. |

“Cette farine augmente l'énergie et développe le corps .

4--Coopérative sans paiement. jni- tic] mais avec paiements À intervalles à mesure que le n se vend et avec option véridre sur le marché géhé- ral n'impôtte quänid et de la 1nanière voulue par le cultivateur.

15 DECEMBRE 1931 poavitions, jusqu'à 1,050 livres— Bons et de choix $4.75-—$5.75

Moyens $3:75--$4.50 Ordinaires $2.50-$3.50

Bouvillons, du-dessus de 1,050 livres

Bons et de choix $4.75—$5.75 Moyehs $4.00-—$4.50 Ordinaires . $5.00—$3.50

éabéipriitininnit

AFFAIBLI?

Dent Je cià dt pe reel

.les repas Eu Imparelé de ne 3 error rien mieux que les

Pilules MORO.

pour léé Hiétithés. .

LA Ci LES

Ninison établie en 1925 ét éactélée par

ii Cvard ur

sotéen donnant

|Mil. No 2

Avance Hérle ot péétipe pm Par

| Pour La semaine Anisaant e-14 déceihne 1961 “.. Mañdi Mere. jee Bdéc, 9déc. 10 déc: 11 déc. 12C6e, t4céc.

à 4,4 $4.50 -$5.00

ÉROBUTTA Crètherie FO Winaipeg, appront. matif No 1 sc:$ 21 Deuts—

(D'apfes <laiditiction du fou: véineiment fantérai: .

Extra, la douzaine .$ 40 Premiers .… $ 35 Poulettes $ .30 Seconds | $ 23 Pôitimés térré- _]Paf 100 livres" .$ 35 ESA 0 7 0 PS 45.

Farne—

Pfix de aétaii püur lei marqué sut- vanleé: Quäliet Patents, Läle üf the Woôbäs, Five Roses, Western, Canada Puritÿy; Oglivie Royal) Household et Maple Leaf Milis:

Bonnes et de choix ; Moyetines . #3509--$100 Ordinaires :_$2#80--$300 , Bons et de choix . $5.50--$6.50 « Moyens - $4.50 -$5.00

Vaches— : Moyennes S225--$2.75 Ordinaires . $1.75--$2 00 Pour conserve __. $ 75 -$150.

Taureaux—

Hohs $175- Ordinaires $125-$150

Bouvillons à engratmnr rt | .. Bons . $3.00—$3.25 Ordinaires $2.00--$2.50 «

. Vaches et génisses à etgraidèer— Boññèés . $2.75- -$3.00 | Ordinaires $2.00--$2. 50 Vaches laitières $3500--$65.00 :

Veaux de boucherie.

Bons et de choix .: $5.00--$7.00 . Ordinaires et inoyens $250 - 85.00 Porcs— Bacon de choix--Prirne de $i par tête Bacon 88.75 Bouchers_- -fiscompte de $l par tête. F'ésänits $3.25 Trés pésants $3 00 : Légers et maigres 85.00 -$3.36 « Truies No 1 $3.00 Truies No 2 $3.00 inférieurs $2 00 52.50 Verrats $1.50 -$200

Agtiéuuk— Bons, poids moyen $5.50—$5.75 : j Ordinaires =. …#8.50—$4.00

Moutons— : v ph [4

| Bons, pèsants ° $2v0 LA | Bôhis, püids moyen $2.50 --$3.00 Ordihaites $i00- $1.n0 s

Sac de 98 livrés #2 65

2 säcs de 49 livres ..$2.40

4'Sacs 24 livres . -82.70 Aliroentatiio— é

Sbn. La tonne 817.00

Moulée, La lonné .…..#$18.00 ‘y üruau—

Le säc de 80 Uvréd . 82.60 Foin—

Potr foin sur voie. Boni é éondition Prif 06 deux maisons 4 Winfineg Mik No 1 À 835.00

V7 baume du enpiini de marue franenine chèque certihié

tar Santé 4 Lunci

D couts és édté is

La retne Anne d'Autriche demandn

Faits: Royal, “éndit, et t'est noec une mathique qu'il fut recu partout. Anse comprit vite, eh voyant ses patyren doigts mutilés qui avaient si long- temps tenu te Corps du Christ, que «€ devait être le grand tourment de lavétre, tu prêtre,de ne pouvoir plus

oftrif le divin sacrifice. , Ft de Paris, cle en écrivit au Pape Urbain VII!

AU COLLÈGE

. Directeur: ERNEST GEORGE

Collégiens, vive ta Lu Nous donnons actuellement un fameux cou: pour récolter ce que nous avons semé. Mais l'eflort en vaut La peine, puisque Cor 2e qu nous Cameras le gratte ten Que ctpnens DAS DS vognies qui d en seront Le couronnement. " fers-t-elle bonne, cette moisson ? Pourquoi pas? O1 ducs évéie bee » ensemencé le terrain de notre intelligence, si nous avons travaillé ass:dumient;

#i nous:nous sommes mis en! garde contre la paresse ou son, acolyte, l'opti- Mmisme exagéré et himprévoyant, rien n'est à craindre. \ La pensée dés serifices considérables que font nos parents pour nous: + le désir de leur présenter le bulletin de nos succès, quand enfin, nous, pauvres pensionnaires, nous les reverrond; ce sônt des stimulants à l'effort intel- kretuel. Mais tous ne sont pas sensibles à ces arguments-là, et quelques-uns se : croient facilement excusables d'un peu de paresse, pour s'être appliqués , surtout à développe: leurs qualités sociales et à acquérir des connaissances ut |. leur serviront dans ce domaine. D'autres encore s'imaginent que du fait qu'ils sont collégiens, lu science leur viendra sans efforts, sans étude, Ceux-là se préparent de: bieh -amères déceptions: ils s'imaginent atteindre le but en visant à côté; ils s’imaglnent travailler de la tête, parce qu'ils laissent In “folle du logis” vagnabonder à sa fantaisie. Non, le véritable travail de l'inteltigeoce est presque toujours une corvée; les roy de l'ima- |prusquement brisé: c'était le 24 nu-. E sert sont le plus souvent un plaisir. Ainsi done, ne sous laissons pas | vembre. 2 M on on re pour hoquet faut avoir, de ce temp on peu plan | Lu De de miséricorde: c'est celui que caressent la plupart des collégiens, cejui Catherine, par un ‘grand congé de don ils entrevolent le foyer paternel ls seront bientôt, leurs parents, frères le nos philos, toufaurs aimables, nous et soeurs, tons à la fe de se revoir, et es réunions joyeuses lon rencon- ,,.itajent à ve to à partager teur en- trera ses minis d'enfsnce. A cette pen@èe, les yeux de plus d'un se couvrent Howsi et nous offraient de goû- déjà d'un nuage de sombre mélancolie, “€ ‘els sera si vite passé”, semblent-Hs ! ter te fruit re leur longue réclusion pr ii ce pera vite passé, comme d'ailleurs tous les autres bonheurs jihorjeue.

: À Depuis longtemps la classe entière Mais li meilleur meyen de jouir complètement de“ bonheur, 8 court g'y prépara't: Paul avait toujours

soit-Al, c'est de nous y prépaçer par un rédoüblement de travail durant les | ous ques courses à fütre, Ti-Jenn sa-

quelqiies jours qui rester. Nous pourrons alors nous reposer, sans décep- crifiait ses récréntions pour assurer tion nt cauchemars.

Numéro ?

réponse . Eîle vint en effet: et toute

|rrenant que ‘qu'H sera't martvr #1 Christ Ce boire le sang du Christ”. Ce ca'eau inopiné combla d'un hon-

nées plus tard, devait retourner dans ses chères missions, Dour y donriér, cette fois, sa vie avéc son sang. Jules Marie DUGAS, SRE

La Sainte-Catherine

s #4 de: üoisé détà te cous ordinaire re la vie collégiale .se vit

le

asme

le succès le son solo de piano, et as- à . souplir son organe vocal; Albert po- ; lissait et repolissait ses accompagne- | BRIBES.. |mas dans 'es vitres; un bon ven! souf- jmentg, Gérarc perfectionneit son can- ; - lece ke du nord. Le président de Ja récréa- ,1ide sourire, et Joseph exerçait dans EE ton sourit aux arroseurs e1 puissan- ses conversations ce tous les jours, Antoine, bien que méthedis'e, est ce: au déjeuner, on ne parle que de les gestes ‘ont il scanderait demain ; tort avancé pour son âge! Jia. disent |°e! la. On arrose une partie de la jour- son verbe éloquent. Bref, la séanve ses amis, les réflexions profondes d'un 2ée: à chaque récréation, c'est une de nos pbilos fut un succès bien pré- ; philosopbé, l'éloquence enflammée ct course des plus enthousiastes pour paré, succès qui leur valut de remet le geste élégant d'un rhétoricier, le [aller voir si le niveau se rétablit, si tre à 'a scène, pour le grand public |" riche vocabulaire d'un humaniste. et la glace prend, si le. Père a besoin cette fois, leurs deux saynètes. la candeur d'un-élémentaire. Mais gs |d'arroseurs, etc., etc. Et l'on recom- | Dans la première, ‘“‘Souffe-moi dans ' lui manquait encore quelque chose. |"°nce les questions habituelles: l'oeil", <e Labiche, Paul Dugal et Jean { Or, l'autre jour, pendant une classe “Patinera-t-on femain? Le Père Dansereau réussirent à mettre bien de mathématiques, Antoine, la figure Préfet va-t:il accorder congé samedi? en vue quelques-unes de leurs quali- inspirée, saisit en hâte sa plume, et Les Pères vont-ils avoir une. bonue tés Dee) La classe nous donne , griffonne fébrilement pendant quel- équipe cette année? 77..." ensuite un choeur en forme de canon aies minütes: la Muse venait de lui Et ainsi ce suite jusqu'à ce que le Nous n'aurions pas soupçoçnné tant

ERNEST GEORGE, Pbilos2ph'e IL

“me une faveur de le recevoir «u}

Une si‘nob'e réquêté pour un sujet «i| extraordinaire ne pouvait rester sans |mets le moteur e2 mouvement quand...

V inspirer sa première pièce de vers. répertoire soit totalement épuisé. jde ressources vocales chez nos aînés! Antoine est désormais poète! Et maintenant que la glace est par- On ‘rouve chez eux les éléments æ ur

| ‘Nous réservons pour un prochain faitement égale, que ke froid est ar- bon choeur. { numéro cette primeur du jeune ar-|'ivé en permanence, e{ que chacun al Tous attendaient avec impatience le | L. tiste! pratiquement fini de dégourdir ses numéro guivant: ‘Ah! les bons mo-!

Depuis qu'il a commencé À étudier

un peu l'esthétique, Marcel devient in-

traitable. La moindre fausse note en musique, un geste un peu gauche sur

membres paralysés par huit mois d'inaction relative, il y a encore une question intéressante que les enthou- siastes du gouret se posent: ‘Quand donc commenceront nos intéressantes

tifs!"", frrce militaire de Dupont. La seule physionomie candide et un peu... hohête des quatre conscrits motivait suffisamment 'e rire des specta‘eurs. Pitou s'acquit une réputation sans pa-

ee

la soène, une couleur un peu wve|Parties de ligue?” re‘l'e: Landremolle, musicien hyper- , dans un tableau, provoquent ausgitôt Le plutôt sera le mieux! sensible. nous apitoya sur son sort; _. un débordement -de-paroles auquet-i! Georges BRODEUR, {Péturotillé frappa par sa candeur , ne nous «a pas habitués! Bhétorique déssrmante. et Becamèche enfin con- à à I1 se hasarde même dans des dis- 4 ivaïnquit les plus sceptiques pur son 7 eussions profondes sur le beau, et éloquence conventionnelle et filandreu- l'autre jour, il soutenait devant ses LES ET se. Le sergont-major et le caporal amis que la beauté n'x pas de formes. 1 6. Qt ANT _ Aavaient ‘es allures tout.à fait mare , is Depuis ce jour, quand Marcel sort. D MARTYR tiales. il prend bien soin de relever le co! v… AMR Les caricatures, la chanson tradi- | de son paletot, et de baisser le rebord du brie À 34 À: à L'LOSRE Se RE Phns aa A à de son’Jarge chapeau. Pourquoi ce plus qu'il n'y a rien d'aussi perspi- } souci? Serait-ce parce y aurait F2 1h Ph sm BRON IE RER cace qu'un confrère pour souligner je | posait sur les côtes ie pc , formes, ge | dy code) qui n M Bretagne, non loin ée Säïnt-Poi-de.|°ôté faible ou drôle du esractère d'u * 1 on , A * pas À L 1408, Je Détrager. tas, défqunh nu Enfin, après quelques mots du Rév. 114 "FE OA dl yiange Mr, Aux moins herriniament Père tonte Hiliele, tous 4 Les de président, le sympathique muf{léos. - se retirent, les plus jeunes décidés plus ) tr est au repos. Les soucis de Après la courte, visite qu il fit à que jamais à se rendre jusqu'à cette ! free. la république col: l'église ce l'endroit, il faut suivre cet classe l'on est à la fois si sérieux miné petit. à petit. Mals|étrange individu jusqu'à Rennes. Là, 4 ärûle, et-nous, les philos de de- 54 me nt na nps hommes d'Etat, 1197 #'étopherait ée le voir se diriger |raié, résolis à maintenir bien hautes |. ! 4 attendu, pour être fatigué, que la|tout bonnement vers le collège des eruitions de la. Sainte-Catherine » * question du chômage au collège rot Jésuites, comme un habitué, entrer, © Collège. , que leg jeux d'hiver fussent t Le y le Père Recteur. : , + qu'enfin tout fût langé, 1} Le Noël des bergers d'antan va | n'ira pas non plus se reposer en Eu- b'entôt faire vibrer tous les clochers.| : D : ce EE nn En on cp gl ver de ' : ge er ere apprêts, Le Père Recteur doit lui . +4 aussi être bien occupé, car il se fait ."e TUE, nonis bien attendre. k voici. ; | Île bateau à. is us ss a . —— Ah! interrompt le Père. vole. re fut ne eme Et la pensée de cette terre lointai-| hañceux, célui-là!”,

(tebm. de: sen rèren

pour xouret. Vaine ! js

renal » [Jogues, ps is a les di

DR. TE Tate + ER D RS

ne et barbare en appelait une autra,| "ans s'en apergevolr, a

à RS ee rt

“as sa (rh mat en \ÿ Le missionnaire s'y! tion sym-|

|

TA n°s lecteurs

M

ec” amis, Joyeux Noël

L Sainte Année

u ñ os aa »x320

fe Î! était temps de repartir. Je

- Lebleu, Lebleu! Révelllez-vous!

‘a France chrétienne se réjouit en ap-{ C'était ‘a voix de M. Eatour. Tous Je Pape avait réponduiles élèves riaient. indigne e refuser À un !dui tout le reste fe la classe. À ln

Et moi, je bou-

fin, M. Latour me demanda: . Pourquoi boudes-tu done? Eh! vacarme! parce que vous

heur surnaturel celui qui, quelques 27- avez dérangé mon rêve, quoi!

. Aimé LEBLÆEU, Syntaxe.

Messieurs les Externes

Si vous demandiez à RUE À à ün pensionnaire ce que c'est qu'un ex- terne, il v a neuf chances à parier sur dix qu'il vous répondrait: “C'ést un chanceux qui va prendre les repas chez lui, et qui, trois fois par’jour, renifle l'atr fe la liberté.”

Cette définition en vaut bien d'au” tres, mais elle n'est pas suffisamment complète. Développons donc un peu.

Un externe, c'est un chanceux! Voi- \Jà qui est bien vrai, puisqu'il peut jouir À ‘r fois t'es bienfaits de la vie de famille et êe ceux êe In vie de col- lège. Et c'est bien pour cela que la majorité es externes apprécient tant leur sort. On leur prête parfois bien des idées perverses, on les soupçonne souvent fe noirs forfaits, mais somme toute, ce sort de bons diables qui ne font re mr! à personne. Réguliers comme des horloges, ils passent tou- | jours au même entroit à la même heure, qu'ils soient ponctuels comime | Paul, régulièrement en retard comme Edmond.

Chez ces gens, la santé he fait pas défaut, ou, si elle fait défaut, c'est presque tou‘ours à dates fixes, comme le’ marñi, teudt ou le d'manche après-midi. Pourquoi cela? Je n'ose le dire. :

Les externes oût ‘enfin de grandes responsabilités, que plusieurs, Dieu merci, réalisent, mis qu'un bon nom- bre oublient encgre. trop souvent, Ce sont eux qui peuvent servir ou-muire {le plus #11 bon renom du Collège. C'est Île plus! souvent Sur. leur tonduite à

l'extérieur que li se bäsera poux por- nf jugément sur “les collégiens” ,en général, sur le Coflège et sa forma- tion en ‘particulier. Qu'on y songe donc!

Externes, mes amis! mes condisci- ples! Soyons distingués, soyons l'honneur re notre côflège, et que ‘dé‘- sormais” l'on puisse dire de nousi Ce gont des jeunes es promettent.

EXTERNE.

es hi nee. 23 À Fireman's an's Bravery |

The ‘house teit «eds cosy that

Je

iter

heard a pin drop. : I wus fini an intereslirig chapter in! “Sherlock Holmes”, when I was suddenly #tartled by the shriek of a fire siren. C'immétinately éashed out the door to sce If the fire was anywhere near. 28 du tete three blocks away, à red glarë'cokld be seen. I started off as fast as my legs could carry me.

hind. L's00% came up to pe es “as » five story brick

‘Isenté,

night; it was s0 quiet you could have

L2 in my precipitation, I left my cap be-

idée< PAPE RER se présentéfent a “esprit du plus Jeune. Si s'évadait ?

|Non, on te ramènerait plus vite qu'il * Si se coupait un doigt. |

l . | F4

n'était parti. ln main, le bras même la jambe? Non, çé he ferait de mal à personne autre que lui. S'I se tuait ?.… core moins, car on le regretterna jus- qu'à l'arrivée d'un autre fils, et là, les

souvenirs du petit Jacquat s'évanoui- | Rien, sinon | la vie telle qu'elle se pré- |

ront. pren

Alors, que- faire ?

car enfin, les fessées, après quelques heurès, ne sont qu'un sou- venir, et en plus, of n'a-pas de fes- des tous les jours!

Alors Jacques s'essuya le néz, les yeux, et s'écria: “Hé, Joe, suis-moi Je vais marcher sur le. parapet jus- qu'à le rive” Et.il se mit à gamba- der comme un fou Tout à coup, so” pied glissé, il. pousse un dernier . eri et disparait aux yeux de son compa- gnon affolé Celui-ci accourt, regarde dans la rivière, et ne voit rien. Alors, Îl court à la ville, et en revient avec le père de Jacques, sa mère et une poignée d'hommes.

On regarde, on appelle... pas de ré- ponse, pas de Jacguot! Après avoir cherché en vain pendant quelques heu- res, ün entend une voix faible, mais pleine de jeunesse, et qui raillait:

Hé! bande d'aveugles! on regar- de aussi en hauf, quelqu'un!

Et aussitôt on aperçoit mon Jac- quot, pendu pâr les bretelles, à une barre de fer! qui saillait d'une poutre du pont!

quand cherch

Tous se réjouissaient, mais per- sonne ne songgait à le retirer de sa situation précaire. On ne savait que faire.

Après quelqués moments de ré- flexion, le père avait trouvé un moyen. Il prit un lasso, et le mettant au bout d'une perche, il le destendit jusqu'A l'endroit se trouvait Jacques, qui 4e le passa autour du corps. Et ainsi on put le monter #ur le pont, sn mère le recueillit dans ses bras ec pieurant de joie.

"En route pour la maison, bercé dans les bras de son père, il narra son aven- iure invraisemblable, mais certifiés ar son Compagnon Joseph.

Mais, lui demanda sa mère, pour-

quoi n'as-tu ‘pas. répondu quand nous

t'appelions, tantôt?

Je m'étais évanout,. répondit-h. Le choc brusque de ma Chute me fit perdre connaissance.

4 la maison, on Coucha Jacques, malgré ses protestations, et l'on re- mercia le bon Dieu d'avoir épargné

ay jeune garçon une mort affreuse.

George WATKINS, Betes-Lettres.

om 44

| | 25

LISTE IS

un Joyeux

Nouvelle ces

l | 5 |

1 6” 1

| 1

re ctqese * -

: Pour Votre Propre Protection

Le placément de nr argent dans et te Banque est

pour vo.re protection seulement.

Nous le gardons seu'e-

ment ct vous pouvez le retirer tout ou en. partie lorsque vous-en avez besoin, mais plus il reste duns esite Banque, plus il aura de valeur parce que nous parois un litérêt sur loule somrne que vous déposez.

Vos. dépôts dans cette Banque sont complèlement garantis par un actif de plus de neuf cent LUE ions de

dollars.

Ouvrei aujourd'hui un compte d'épargne

et sauvegardez voire argent

Royal Bank

| # Canada

OTTAWA. M, Ray, historien et archiviste de la pro- vince de Québec, vint de se voir attri- buer la médaille Tyreil pour san weu- vre historique remarquable, par le Co seil Ce, la Société Fayas du Canadit:

WASHINGTON. Dans un mes safe spécial au Congrès, ‘présiden: Hoover espère que .les Etats-Unis el le Canadà concluüront dans un ‘détai raisonnable” une entente relative À l4 canalisation du Saint-Laurent.

- + mm

| k

ROME. L'ancien premier min!is- tre d'Italie, Antonio Salandra, est

moït à l'êge de 78 ans.

LS: Faites-nous

bits et leur dan ver une “pour. Les L]

fe neuf sr {_ ten.

Joyeux Noël À:

Banne et Heureuse Année à toux

| Tél. 37 266 Il Ë PERLES

NIPEG |

ê 4h

| SOUHAITE à ses nombreux : amis et clients Se

.”

2 ae due

et qi

\ rech

+

ie

eureuse et

ur: ee | POUR UN BON SERVICE ICANDAELE BROS.

TAXI: visé: : TAXI Télé; h mo 24 :217

Arte: chutes de CG ut.7 passagers Tarifs spéciaux por: na inges vt Tunérn

853, AVE. PROVENCHER

FPARGNEZ DE L'ARGENT

“Roulez-les Vous-mèmes”

avec les ‘Papiers à Cigarettes

ZIG-ZAG

SETRN EL NENR"

Livrét de 120 feuilles, 5c Livret automatique. Une feuille. à la fois, Aucunt perte.

120 feuilles, 6e,

A be. sers ne

dis “a,

_.

Demandez Je ZAG-ZAG. Refusez les imhrarions is st TT a Te

RS DE num Ci 1

Avet-vous V4 et entendu le nouveau ‘Marcout Inlérnationni de Luxe” 11 - tubeet chez Mg + A comen « mana ant conditions Pa - paie -

DE sSASG, boutons, digentions conetipation, con- rhumes, mals- ‘de peau, aené, douleurs, rhuma-

be 7 ge vaiñeus radicdlement par Ti- ne de Clabey de Pr des Trexp- (France). Mme À. Le Gounrauer, avt dén-tioire PA. rue Notre-Dame, fatat Honifnse. Prix, 60 “. ELA pra anargpnesaunx A Les temps sont durs. Vous voulez noheter un ‘radig" Von marché et de gd lannéé prochaine pour un

pe 2e PONTAINE & COMPFAGNIR Apparelle à partir de quarante dol-

aurai

bars.

SR À LOUMR fuite de deux chambres, RaMice l'rovencher, avenue Provencher eg Ponifaces, #10 ver S'adres- rer à fhepa à pur À 504. rue Main, Téhéphours Te1—52 07. a ee ee eee ee de N'oubliez pus de vanir entenûre, ‘ir nhouvenu ‘Marconi Buntan” à #49,50, FONTAINE & COMPAGNIE

A VENDAR Canton nutomèbile pe age 2 4 tonnes et démie, a À Pres À mécs tn #1450; moteur À HP, #4 tracteur à Snsoiins 2 5, 51,206; machine A battre 22-50, $459; lanéuse à vapeur 9% HP, 20 pouces, 700: un cheval noir pesant, $125: une paire de chevaux, 9200, Madresser À i Deere Box 102, Winnipeg Bench, ”. 3

Ft le “Oviden Voice” du #parion.… 105, ave. Frovencher Téléphone 201 425 PVONRAISE A CONPAGNIS

jo on amener cb

—— mme 4 LOURNM Maison moderne et ga-

rage, «ur la rue MI), vec poéle &lec trique soulement lzver raisonnable. Pour renseignements, xidrenser à

rs Dubue, ou tétéphoner 21 | nes.

+ Tex DEMANDE de l'ouvrane dans maison privée Haudrenser à Hoîite 24, la “Liberté”, 219

Votre vieux pha nograuhe votre radio “home rnarle tu plus haut prix

FONTAINE & COMPAGNIN

-LÆE NOUVEAU

CAFE OLYMPIA

offre len meilleurs repas de la ville à 25 et 50 sous Cuisine française

| 408. BADALI, gérant 825, avenue Portage (vis-à-vis Eaton)

Travail de Dentiste a

DES PRIX REDUITS

Les dents sont extraites avec le moins de douleur que ln science et l'outillage modernes le permettent, Pour eux qui demeurent en dehors | de la ville, Does aites le ma- tin et complétées le même jéur. Nous nchetohs l'or, le caoutchouc, etc, en grandes quantités, et le peu Lo proft que nous faisons vous assu- F? très CS y a

SAUY A VOTRE SAN N'atandes pas les sérieuses su. cations. Flemédies aux petiten défec- tuosités dès maintenant; il vous en coûtera peu de chose t'vous évite- res de nériéuses. à! | “aps 4 dépeuren pour ln suite,

DPF D.-R. JACOB

ET SES ASSOCIES

Montréal eures: 6 Soiru: lundi, mer- credi #1 samedi jusqu'à ® heures ‘Nous parlians frsucais 3

euités et def,

ne-Fiorence, enfant d'Uldéric Gosselin et de Marie-Louise Parisien. Parrain, Alphonse Parisien, représenté par AC- guste Gosselin: marraine, Mme Antoi- ne Thomas.

° Le 13 décembre -— Marté-Flore- Denise, enfant d'Adrien Fifi et d'Irène Rondeau Parrain et ranyraine: M. *t Mine Georges Rondeur.

Le 183 décèmbre Marsguerite- Caire-Renée, enfant du colonel J.-R.- J. Duhauît et 4e Marie Giromard Le parrain fut Napoléon Jacques, repré- senté par Emile Prendergast, et la marraire Marguerite Jacques, repré- sentée par Lucette Prendergast.

Mortalités :

M. Joseph Carignan a eu la douleur de perdre son père, décédé à Montréal la semaine dernière. M. et Mme J.

Carignan partirent le même jour pour |”

Aller assister aux funérailles.

M. et Mme Edouard Blanchard ont éu la douleui de perdre leur enfant, Marie-Florence., La diphtérie lem- porta jeudi dernier, âgée seulement de 6 ans et dix mois. Le corps fut

* | déposé le même jour au cimetière de

Saint-Boniface.

A ces deux familles éprouvées nos meilleures sympathies. LE

Jubilés

Le FR. P. Prisque Magnan, VOMI. éconnmé provincial, a célébré son ju- bilé d'or d'oblation. La paroisse du Sacré-Coeur, qui fut fondée sous son

auu lprovinetatat- -sest-souvenue: nombre

de paroissiens ussistèrent aux fêtes), célébrées à Saint-Boniface. I! est un autre jubilé à rappeler,

ous sera échangé |

EE QC HUILE DE SERPENT A SONNETTES (Liniment Indien)

Pour le traitement des rhumatismes, névralgie, douleurs, malaises, fatigue des pieds, ete. Nous vendons deux bou- tellles de cette buile-liniment d'un dol- lar chacune et une boîte d'un dollar de #14 Day Wonder Tablets Blood Puri- fier”, une valeur de $3.00, pour #$1.00; expédition franco. Envoyez mandat de poste, Household Froduets Co, 623,

rue Main, Dépt À, Winnipeg.

FLandy & Company L

gtte À Cadeaux

Noël

egaenter rave en or et

Cartes de Noët=dosniau eatholiques, avec enveloppes: 10, 15, 20 sous

Statues, Calendriers, Crucifix

CERTES Rs | 7% Gravures, plus xtandes a 53.00, 93.50, #4.,00, 86.00 à, 912.00

Livres de Prières Four

vres de Librairie

Bo , Mt reli LL] ee vren gieux æ

TORONTO, ONT. Téléphone, longue distance: Ad. 0168

AVEZ-VOUS MAL AUX PIEDS? ao rene [exemple en brisant le record indivi-

Est du Lait

‘Points Centraux

!

Lot ram 1 dt

AE toutes re Mations de li: Saskatchewan et de la l'Alberta

ler Décembre a au 5 Janvier.

ce | Led ont ll réelle de 1 Mile AE RD Re et A |

nr bec

reux, 192; G, Bédard, 172; H. Léger, 165; A. Vien, Je Y.

La Société Salat-Jean-Baptiste

à l'organisateur et aux membres qui ont travaillé à l'installation du bazar: lettre de félicitation à M. V.-E. Beau-

Jean-Baptiste de. Montréal; lettres de condoléances aux familles J: Cari- gnan et E. Blanchard, à l'occasion de leurs deuils récente “<" "7%

Comme affaire nouvelle, l'ordre du four comportait la mise noriina- tion: vingt-deux noms couvrent le ta- bleau. De plus, {i] fut décidé d'organi- ser une partie de cartes et de dindes: elle aura lieu le 20 au soir,

Avec le 10 janvier prochain, re- viendra l'heure des élections: l'on veut réserver le soir du 10 pour cette séance, à la fois concert-boucane.

mensuelles devient de plus en plus populaire. Présenté par M. B. Lé- veilté, M. C. “Fournier, membre de l'exécutif de l'Association d'Education et président régional: de l'A.C.J.C. donna une conférence sur la révolu- tion russe de 1917, ses causes histo- riqres éloignées et immédiates, M. J.-A. Phéaume remercia le conféren- cier. .

Un mot du chapelain, des questions posées conférencier du jour, aux- quelles il répondit bien aimablement, et quelques observations pour le bien général amenèrent aux conclusions. La prière: la récitation d'un Notre Père et l’invocation à saint Jean-Bap- tiste, et se clôt la dernière ‘assemblée |, générale de l'année. pl

Partie de cartes

Partie de cartes, partie de dindes; partie le 20 au soir; partie profit de l'école; partie organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste. Venez à

Gravures encndrées #x10.__s 75 Î|lA grande partie!

Ligue de Quilles du Sacré-Coeur L'équipe L'Heureux est l'héroïne des dernières rencontres. Elle a fait ce

ns dt viotix 19 18 à exo EU nulle autre n'a pu faire jusqu'ici.

Non contente d'enlever à l'équipe Lé- veillé ses trois parties, l'équipe L'Heureux brisa le record des trois

16, rue Dundas Ouest parties pour équipe avec un remar-

quable total de 2402. Paul L'Heu- reux enleva à Denis Belair le record individuel des trois hautes parties avec

_|712 points, Yvette Sala suivit son

Ms-lbur Hélène Léger, ä comptant é

points.

La Ligue de Quilles du Sacré-Coeur jouit d'un grand succès «t compte cet- te année huit équipes composées cha-

comptera au moins douze équipes. Ceux qui sent intéressés peuvent don- vent donner leurs noms aux secrétai-

res, Gérard éveillé ou Denis Belair,|cette année de s'occuper de la nomi-|,. tatati et nous les mettrons sur la liste pour [nation des candidates pour les éléc- rs

l'an prochain. Position des équipes RS

La part de l'étude à nos réunions.

Daoust pour leur zèle infatigabe

UA LESENES |:

de Noël un -

| RAYON NN ETRENNES

3

ee f ! Le Paradis des Aclieteurs”?

sn fe

Une

visite au Royaume des: Jouets

vous aidera à résoudre votre problème de cadeaux pour enfants

Rez-de-chaussée, Annexe

+

AL à

: Onand approche le témipé des achats

Certificat d’ Étréinés EATON

est un bienfait pour tout homme d’affaires

Vous êtes un homme d’affaires très oceupé et vous vous demandez comment régler la question étrennes pour votre personnel?

vous permet de souhaiter ‘Joyeux Noël”?

manière très heureuse,

: c’est ainsi qu'un visiteur a qualifié notre Rayon

des Etrennes, au sixième étage.

On y voit en étalage une variété infinie de jolis articles par- fums exquis, lingerie faite à la main; lampes d’un cachet spé- cial, armoires de coin, ete. deaux d’un goût parfait pour la modique somme de 75 sous ou un montant de $100.00.

ta conte De rupiities vite lou à cite. Le enngiemes val iotiens 68 UE Cale dei Le lois TO NN 2e L.-P. Roy, qui a mis sa homme. à Caughnawaga, Québec, |tante et ne veulent pas croire que j'ai tins. Ce n'est pas un commun résidence à notre disposition, |il y a 66 ans, M. Picard émigra au |dépassé ma quatre-vingt-deuxième an-|de commerce. Le Novoro est ieule- qu' à Mmes E. Sumner et G. Manitoba avec sa famille, alors que née. Le Novoro du Dr Pierre me|ment fourni par des NUE “rue ‘preprement parler |maintient en bonne santé,”

À qu'un village Canadien français | préparation bien connue faite de plan-| Sons Co., 2501, Washington pré,

da omis 46 FO oo Qué [EU EM. Ce Dove émeei eue DA ns ais de Lee On à ; âgées car elle facilite la digestion,

Le Certificat d’Etrennes Eaton

d’une

Ces certifieats sont émis pour Îles montants suivants: $1.00, $2.00, $&3.00, $5.00 et #10.00.

remboursables én marchan-

Ils sont

dises de tous genres dans

tout magasin Eaton.

Achetez-les au Bureau d’Infor- mation, Re z-

; de-Chaussée Ca-

Rayon des Etrennes, Sixième étage, Portage

| | CANADA

agents spéciaux . Cette | désignés par le Dr Peter Fahrney &

ump de dan en Cnade

D A

DL DD,

L!

RE TS 2 ie. ui EE M LS CRT ER COS MES EEE LORD T On É RUES

+, Û vd se ; ‘1 é j ï sept air à mr. 4 "e AE Wu | ÿ ï < ï *< EE | ,

x NÉE net pme À HV Dene In M0 ba DM 007 De ON Rte ne RE ; é 120 sr ile 4ÿ RENE Re 133 " Y PEN] LEE * * pr FAPER TS

* . { . AAA

CCC EC ECC CECMEC ELEC NE

Gloria EN Excelsis Doo! (grereeemenerencrereeeces 3 e . Le Noël des Vieux La Vierge aux Anges H Ëx Æ Prés de la petite lampe de porce- |tons à la redingéte olive de M. Le- |) Pendant les hüit jours qu'elle passa Icri. Matie je délivra, mais elle lui e. l0ne cute Qu aet-jour à pere: lue Se |dans l'étable ‘e Bethiéem, Marie n'eut |dit: : mages, au coin de Is cheminée Donnez-moi la pr vrac lpas trop à souffrir, Les bergers ap- Tant pis pour toi. Cela t'appren- quelques tisons rougeoient sous la cen- |connaîit, les aiguilles, re. pee ‘portaient des fromages, des fruits, "du |dra à te mêler de ce qui ne te regar- dre, les vieux écoutent tristement, | Rose, ds à Ipain et du bois pour faire du feu.|de pas. | Préviens tes camarades el dans leur veiliée SRE Te, les rumeurs - Et nous n'avons ES mes {Leurs femmes et leurs filles..s'occu-Îque je ne Vois revoie plus! de la ville en fête et l'Apre sifflement pour le réveillon, murmure piteuse- pa‘ent ‘de l'enfant et donnaietit à Ma- à 2.0, des rafales ". ment le vieux He tous les soins. Les rois Muges Mais, dit Joseph, pourquoi chas- | Lui, trés grand et fort, légèrement | Fes de ventes: Rega + laissèrent un amoncellement de tapis. |ses-tu ces petits bonsLommes? Ils \ voûté, grecque de velours posée de RD INER e: 16 re LUE s d'étoffes précieuses, de joyaux et de [nous rendent pourtant-ile grands ser- N travers sur ses cheveux bancs, laisse u panier noir, ouve |vases d'or. vices. , ñ tout Vs dite jt rs pi mr p" + @i Au bout de la semaine, elle voulut C'est justement pour-cela, répon- k que: lu jusqu'à ja dernière ligne: elle, retourner à. Nazareth, dans sa mai-|dit Marie. | toute petite et mince, une bonne figu- | dins 5e guet pa és on. Quelques bergers lui proposèrent Je ne comprends pas, reprit Jo- : re de grand'mère encadrée de ban- mn be has du Lie nu de l'accompagner, mais elle leur dit:|Seph. Puisque ton fils est le Messie, ; pur ok. eg pps pi ou l'etspäratie galetou. ‘Je ne veux pas que vous quittiez, |!! est tout simple qu'il soit sorts par à ment mac 1, les yeux bien loin st ne téiss es dhénit pour nous, vos troupeaux et vos les anges et que sa mère en profité, (1 « son oûvrage, l'esprit plus loin encore. | s-tu p ; ihmrs. Mon fils nous conduir Oh! dit Marie, voilà des propos \ s'en va-t4l, l'esprit des vieux | demande le vieux. ; pm * . y] sans délicatesse. Ne sais-tu pas que È , , se d Sur mon premier argent d'où- Mais, dit Joseph, abandonnerons- |, M , 1 pendant les veillées d'hiver ? ' èr > t petite Ro: nous ici les préseñts des Mages ? e Messie est venu au monde pour | ! Bien loin, bien loin sans doute: dans |vrière. PP 2e ne ei t _—. . [souffrir avec les hommes et, d'abord, { un pays de brumes crises que nul : arh a ses mr me Ko pies vins pour endurer tous les maux naturels L - et reproches, la site e va, pouvons pas les emporter. L 2 p 0 ; » soleil n'effleure, jes oiseaux de |, _. t AE les_ armoires, fü- « P po aux petits enfants? Et certes, ces L Î mort er nt de sisistres présages vient, s agile, : po Mais il y en a pour beaucoup ' souffrances, je dois les adoucir autant 1 Lune he: rète dans les coins. d'argent, Ait Joseph. qu'il est en mon pouvoir, puisque je le sol est jonché d'un tapis fe Le f mourant se rallume dans feuilles noires et d'illusions brisées. | _ R ire | Tant mieux, dit Marie. suis sa mère, Mais je ne veux pas agree ÿ Lo. une claire flambée, la table se dresse Et elle distribua aux bergers les que d'autres que moi se chargent de sp de se que de coutume, les |toute bJanche, ornée de guirlardes de prévents des rois. cette besogne. Est-ce que les autres | bis son da | | houx, NAS pe ET Mais, reprit Joseph, ne.pour-|mères ne soignékt pas elles-mêmes , eg que es ru cms pe page de …. Less la UE pa r rions-nous en garder une petite par-|leurs petits? + Quelle lâche créature ? . le soir de gaieté générale ou | d'éclairer mieux, e -jour tie ? sernis-je, si je renonçais à ma part » près des foyers clairs les âmes sont antique, les petits personnages falots, Qu'en ferions-nous? répondit|de Jlabeurs maternels? D'ailleurs, j regtesl AS nn tb de dl Marie; nous avons un meilleur tréacr.| j'en suis sûre, mon petit enfant aime s gent qu'ils n'ont plus a- CR mieux être soigné par moi que par milles, les deux pauvres vieux, qu'au- | pas de gavotte. 11 faisait chaud sur ja route, Marie [ces marmots ailés. Et sais que je

° cun enfant n'attend d'eux les gâte- ries de la Nuit sainte et que les caril- lons d'allégresse n'éveillent dans leurs coeurs attristés que les mélancolies d'un glas de deuil:

Et le vent fait rage au dehors, et la ville tressaille au loin, et les tisons se consument dans l'âtre.

Maigré le fichu de laine, un fris- son court sur les épaules de la vieille.

-Allons hous coucher, dit le vieux.

Toc, toc!

La porte s'ouvre. Un personnage bien emmitouflé s'élance dans la salle en coup de vent.

Qui va là? crie le vieux qui fut sergent dans les mobiles.

he on ec te,

pm

Que de choses à préparer en si peu de temps! Que] affairement joyeux! Le bon vieux ne parvient pas à met- tre ses bottines et la brune vieille a perdu ses lunettes dans la bagarre:

Ding, ding, dong!… chantent les clo+ hes dans la nuit. D Dépêchez-vous, Monsieur Le- nous ne serons jamais à la mes- Voilà le premier coup qui son-

clerc, se. ne...

Le bon vieux et la bonne vieille ont l'esprit tout en désarroi. Il y a si longtemps qu'ils ne sont pas sortis À pareille heure.

M. Leclerc se rengorge comme £i cette équipée nocturne enlevait dix

re, fait sa tournée mystérieuse à tra- vérs les toits neigeux, s'incline là- haut, sur le tuyau de la cheminée,

marcher dans I neige durcie, suivre les chemins blancs les voitures ont tracé €es “lisses” brillantes; grelotter

Elles se boss rabiteialt dans vos vies, les nuits de Noël. Combien fois déjà l'avez-vous entendu, 90-

tenait l'enfant dans ses bras. Joseph vortait un panier rempli d'un peu de linge et de modestes provisions. Vers midi ils s'arrêtèrent, très fatigués, à l'orée du bois, Aussitôt, de derrière les arbres, sor- tirent de petits anges. C'étaient de jeunes enfants roses et joufflus: ils avaient sur le dos des ailerons qui leur permettaient de voleter quand Îls voulaient, et qui, le reste du temps, rendaient leur marche facile et légè- re. Ils étaient adroïts et plus vigou- reux que ne le faisaient Suppoëser âge tendre et leur petite taille. Ils offrirent aux voyageurs une cru- che d'eau fraiche et des fruits qu'ils

m'associerai davantage à sa volonté rédemptrice en peinant comme les au femmes et en acceptant toute la condition humaine. Oui, je veux toute seule emmafllotter mon fils, tou- ‘e seule le bercer et l'endormir, et tou- te seule aussi faire mon ménage, toute seule filer ma quenouille et aller toute seule au lavoir. Et, Comme ces pe- ‘its travaux ‘me sont presque tous une joie, je n'y ai sans doute pas grand mérite; mais pourtant je serais cou- pable si je supportais que les anges les fissent à ma place. eco dpal tu?

Je crois que oui, ma chère file. Mais alors il va falloir que jo renonce,

Le capuchon rabat, le manteau |ans à son âge. [pour Cünlempler, souriant, une douce 4 lennel et pieux, ‘le “Minuit, chré-|iyaient cueillis on ne sait of: * moi aussi, aux pétits "serv { slinse Pas une fillette de dix-sept Vite, mon ami, boutonne ton par- |scène, renouveau de tendresses fidè- au vent qui souffle des ‘rafales; re- tiens”? Ce chiffre de vos ans vous Quand la sainte famille se remit en|anges me es ue re pa } ans apparaît, vive et pimpante. dessus, enroulé ce foulard autour de |les. garder autour de vous, des arbres, des |étonne. Est-cé vrai que déjà tant d?|chemin, les anges la suivirent. Is - Evidemment, mon ami. | La fée Noël, annonce-t-elle d'uneÏton cou, ‘plie-toi jusqu'aux oreilles! La main dans la main, penchés l'un [Maisons aux fenêtres lumineuses, et |,9s jours ont fui? Comment, grand débarrassèrent Joseph de son panier, | Or, !a nuit suivante, comme l'enfant |, voix fûtée. dans ce cache-nez, supplie la vieille. |vers l'autre, s'embrassent, en pleu- d'autres gens comme vous allant ver Dieu, sera-t-il, le premier Noël vécu|,+ Joseph les laissa faire. Mais Marie | Jésus criait et ne voulait pds s'endo:- | C'est la petite! murmure la] Et M. Leclerc hausse les épaules, |rant,;je bon vieux et la bonne vieille... [le saint Lieu; ‘voir enfit se dresser |duns 1e royaume du ciel que vous|ne voulut pas leur coñfier l'enfant. {mir, tout à coup on entend dans la rue " vieille, qui, de surprise, lâche trois [retrouve un petit air conquérant pour Jean VEZERE. |la masse haute et noire, percée de avez promis aux âmes de bonne vo- à K_ à une mélodie légère et d'une extrême mailles de son tricot. répondre: RCE Ge. RENE clartés, de votre église en fête; admi- lonté? ; Le soir venu, les anges disposèrent | douceur. Mais comment es-tu là, petite] -—- Voilà bien les femmes! Ca vou- Nuit de Noël rer. au-dessus Melle, ‘1à profusion Michelle Le NORMAND. des lits de mousse, sous un grand sy-| Marie ouvrit la porte et aperçut, , Hose ? drait nous tenir dans une boîte à co- re d'étoiles; étoiles usa innombrables —— + 4-2 D——— comore, et toute la nuit Ïis veillèrent |au c'air de juné, rangés contre le mur Qu'est-ce qui te prend de venir |ton. Veiller tranquillement, silencieux, que les bergers qui s'assembient dans Jésus est venu sur le sommeil de Jésus. maison, les anges qui faisaient ce soir? .|dans la maison muette; lire, penser; | tout le monde; en ce soir! entrer, être

Aurais-tu besoin de nous?

1 Petite Rose les embrasse à tour de ge, l'église éblouissante de lumières |de prose profane; penser aux jours |nétré de lumière, entendre tinter s0- dans le repos; rien ne semblait dis- puieuse, une maison blanche à toit! -— Encore vous?. leur dit-elle. Et. i rôle et, gamine, se juche sur le bras jles chants célestes de Bethléem, 1e |enfuis, aux joies et aux peines passées, |lenñels et plus lents que de coutume, |tinguer cette nuit des autres nuits, ont, avec une petite terrasse couver-|si mon fils ne veut pas dormir? Et

i du- fauteuit-du vieux + | Monsieur et Madame Leclerc, Î commence-t-elle… je suis venue pour... { je suis venue parce que. je suis... ve- nue...

Ah! ben oui, le beau discours pré- d'avance. Il'est entré par une

| reille. et sorti par l'autre. Petite fallait, ils lui changeaient sous É É k res ne sait A rames: po coupant la tarte savoureuse. Le ca-|se et inconnue du Dieu qui vous mit|prier ensuite, prier avec une ardeur [cha Cans une crèche... Aïnsi, dit saint |” s son Haes LOUE NUS se RE Pas rbtssat: : lon eq Les l'a quelque: peu gri-|sur la terre, et vous y reprendra, à |mystiqüe, üne E: e par ernard,-une élable est son palais, en.se réveillant, trouvait a prise it, Un ms Sue, leur dit-elle, je

…- Monsieur e ' Se

adsme Leclerc, je

i Alors, prenant son courage à deux

mains et parlant très vite:

Et c'est le court trajet dans lu nei-

courant de pureté et de douceur qui, dans un sourire de l'Enfant-Dieu, passe sur toutes les âmes comme rajeunissement ‘délicieux que produi-

rait une rosée divine.

E . Noël, Noël, Noël! I1 chantonne, le bon vieux, en dé-

Noël! Noël! Le bon Diéu est bon, dit la vieil- le, toute joyeuse devant la table blan-

lire un peu d'Evangile après un bout

aux choses .imprévues d'hier, et rêver à celles de demain; vous rappeler qu'une première fois, enfant, vous l'at- tendités dans l'émerveillement, cette messe de minuit; songer que, sans le savoir, vous l'attendrez pour la der- nière fois, un autre jour, lointain ou proche, suivant la volonté mystérieu-

son gré et à son heure: rêver à cette

félicité espérée pour une éternité, à

ce bonheur garanti par ce saint saeri-

fice qui sera renouvelé bientôt devant ehtendre à votre

pénétré de chaleur et de joie, être pé-

vous semble-t-il, les douze coups à l'horloge paroissiale: écouter le ‘‘’Mi- nuit, chrétiens’”', qu'on entonne; écou- ter et frissoñner à cetté voix d'une Smotion toujours nouvelle, sentir bat- tre plus fort votre coeur touché; pal- per pour aïnsi dire votre foi comme si Dieu présent passait près de vous;

nuit du miracle; communier; éprou- ver une joie grave, exceptionnelle; prier encore; après les. trois rnesses, vous en aller; mellletr; mais, l'ame

11 était minuit; le monde était plon-

cependant c'était celle que Dieu avait ñésignée dès l'éternité pour faire écla- ter ses miséricordes; c'était son si- lènce que devait rompre l'annonce de la grande nouvelle: ‘Terre, écoute, cieux, prêtez l'oreille, voici qu'un sau- veur vous est né”. Marie enveloppa de langes son divin Enfant, et le cou-

son trône est la crèche, Marie et Jo- seph forment toute sa cour!”

“Celui qui daigna naître dans cette obseurité, c'est le Verbe du Pere

Marie rentra dans son logis de Na- areth:C'était,-dans uné ruelle po-

te, Joseph avait, son établi.

Les anges ne les avaient point quit- tés et continuaient de se rendré utiles en mille façons. Quand l'enfant criait, l'un d'eux le berçait doucement; d'au- tres lui faisaient de la musique sur de petites harpes; ou bien, quand il] le

balayée. Après chaque repas, ils en-

écuèlles, couraient les laver à la fon-

levaient rapidement les plats et les

res VOA Ph MS Pop Pient dan à

de la musique avec leurs petites bar- pés. k y + AT TRENET 8 F3

s'il lui plaît de crier et de souffrir de ses dents? Et puis. ne suis-je pas là, moi, sa mére? Allez-vous-en, ou je me fâche, ï f :

Le lendemain, ils ne reparurent pas de toute la journée. Mais, le matin d'après, Marie les vit tous dans la

vous, parais sévère, parce qüe vous êtes trop petits pour comprendre Mais! La vieille Séphora, qui demeu-

-— Voici: vous avez été très che décorée houx.. Parta Rose! |vous sur l'autel; chargée d'un regret devant la grande |Etérnel, le Créateur de cet ünivers, la a Petite Rose! : - “sôtier “Tes cloches” : fie; ère du monde, Ia paix de: = pour moi, Quand ma mère était jf _feglise poñner Tes CIC yeuse DR aule;-c'est Lumière du monde, Ta a de À de | douze pistons st qui a bien du st.

femme de ménage chez vous, autre-

k était pauvre, vous avez payé pour moi C pendant des années. Grâce à vous,

L je suis devenue une brave fille, Maio- tenant, vous êtes vieux et pas très riches. Les soirs de Noël, vous-dé- i vez vous sentir lout tristes et si seuls! J'ai fünsé que je ne ne vous

| fois, vous lui avez conseillé de m'en- A «Verre ga enr a à zareth Me d'autres pauvres ès voyér chez les Soeurs, et comme elie porte? à. - No ël! F . Eh bien! c'est elles qu'il

ingrate, et qu'elle vous .\ime...

n'y voit plus du tout, tant ses lunet- 1, tes sont humides Mais petite Rose ne veut pas de scène d'attendrissement.

!: On fait

Bec rdant Le tte, $ Pro ut à |

s petite Rose a pe sa bon-

Elle est partie en voup de vent com- me elle était entrée. Et, s'en reve- ur ep la neige, elle dit tout bas, p t sur. sa poitrine sa m le d'Entant Maïie:

—— Etes-vous content, petit Jésus, de la façon dont s’en est allé mou pre- mier argent d'ouvrière ?.…

Elle disparue, les vieillards s'attar- dent devant le joyeux réveillon, Com- me un fagot de bois mort s'enflanme à la moindre étincelle, leurs pauvres coeurs refroidis se sont allumés tout

tenant en main le/verre de cidré doux. À santé! Madame Leclerc! À la tienne, mon bon Marcel! Un bienfait n'est jamais perdu!

Qui aurait prévu que cette petite...

vous vétir, vous en aller: emmitoufé,

ge

A minuit, chez les enfants sages,

» ‘joli Jésus qu'à genoux

. Oitradore sur les images, .

Va, les mains pleines de joujoux,

Du haut de sôn.ciel bleu

Îls révaient d'un pays magique

re.”

“Où l'alphabet est interdit, Les arbres élaient d'angétique,

descendre,

Les maisons de sucre candi, Et sur les trotloirs de réglisse,

ses élever, Et vous trouverez à Na-

re en face, est party eue Un peu

$

SE one me on minor ie de a TOUS CUS CRE Fter

Et de crainte d'étrè oubliés, es

Les bébés roses dans là-cendre Ont mis tous leurs petits soükiers.

(6 MX Derrière une bâche, ils ont mème, >:

Tandis qu'on ne les voyait pas Mis, par précaution suprême, Leurs petits chaussons et leurs bas. Puis, leurs paupièrgg se sont closes,

A l'onibre des r amis. Les bébés blancs, les Et roses

rençontrail c'était charmant Des bonshommes de pain d'épice : Qui vous saluaient gravement.

us ce doux puÿf de TRE ES Guignol on va, chaque jour, Et l'on voit, dans l'herbe fleurie nes TH 2 pins jouer du tanibèut:" Re

Bercés par les anges, Hg + #54 tous. les chiens ont d des. route s

ter te coucher,

Lorsque Jean-Louis s'en fut allé

©! dormir, Mnfame Dumoulin, étrange-

ment éme, répéta à son mari con- fidence des papiers chiffonnés:

“Ma chère Thérèse,

"Comme tu es bonne d'avoir pris des inquiétudes au sujet de mon silerr- cé! Cette sympathie ne pouvait arri- ver en moment plus opportun, _Béni soit Dieu qui créa l'amitié et. le ser: vice de In ponte! de ne pas te répondre toùt de suite, sous le cour du découragement qui m'étreint. Mais pourquéi te cacher

Pourquo! ne pas te dire tout le désespoir qui me saigne

ma souffrance ?

le coeur?

“Ce n'est pas qué j'aie des diffioul- tés à ma cinnse. Non. Heureuse- ment, tout va bièn. J'ai quarante élè- ves de Cinq À quatorze ans, c'ést-à- diré toute } diversité d'une salle d'échanti'ions! Des petits, dés moyens et des grands: des sages, des dissi- pés, C+4 espiègles, des coquins, des quelques paresseux.

Quoi au'il me failli

vent einquante-neuf actes de patience

par heute, j'aime bièn gna petite fa- mille, En général, ces enfants sont attentifs et Îls ont détà fait de sen: sibles progrès. Je m'aperçois qu'is ne sont pas habitués charme -dés , méthodes intüitivés, Si tu les voyais. spéciaiement l'heure des leçons d'Histoire Sainte et «l'Histoire du Canada. Parce que je feis cet enseignement sous for: me de récit, ils sont émerveillés. Jus: qu'aux-tout petits qui s'en mélent. is sont supposés retourner dans leur fa- mille après la première partie de la classe, mais ils préfèrent tester ‘“jus- qu'après les contes”, “Tu croirais donc

vaillants et.

plus vient

: s éternellement sourire. Avec un plai- tr gd Ke Ms ent lisse. Etendez la pâte très mince sur |sir enfantin ils choisirent ensernble les | ln me mes ï ya |uie tôle. Faire cuire à four chaud |meubies, les tentures soyeusés, Jés ble aus: avoir vingt ans, l'âge des [Pendant Vingt minutes moindre bibetots. | l'ardehtes, dès insoüciänces heu- Mir russe Rien de ce qui. pouvait mettre en | gag ge ot : Une tasse à thé de crème, une livre |jumière la beauté frêle de la jeune avoir vingt ans, et finir les jours, .0- et trois-quarts de sucre blanc, deux ferme, ses yeux alanguis trop mé- litaire et isolée, entre les quetre murs |%illerées à thé d'essence de vanille. |iancoliques peut-être ne fut épar- d'une vieille école aussi triste que] Faites bouillir d'une demi-heure à |gné parle jeune mari. pauvre! Tout ce qui vibre en moi de |trois-quarts (l'heure. Le temps passé, hélas! le bonheur jouneuse, ‘e vie, d'ardeur, se réveille, Bonbons aux noix aussi, N'étant pas de ce monde, il se |: bondil et frissonne! Faites bouillir deux livres de suere | lasse bientôt, quelque effort qu'on fas- “Ce malin, j'ai été tirée de mon |et, une tasse d'eau jusqu'à ce que cela |se pour Je retenir. : sommeil par le froid. Un vorace vent |dur quand Vous en versez dans| Quatre ans après leur union, ie de nord avait mangé la provirion du froid se glissait entre eux. Sournoi- pole. La pompe était grlée et moi sement, il commençait son oeuvre des- aussi. Qui donc ne se désoieruit tructive. je Te if “Ne raconte rien de cela à Un bébé était venu avant le pte- si tu ves ÿ mier nuage, ét comme -it- était le

le avait écrit à son cavalier et je vou- lait "ire Ga, mot, une lettre d'amour. Quand fai vu qu'elle fetait ses écri- tures dans”/ie boîte à bois, je les ai prises en rliant fatre du fe

C'ent bon, c'est bot. Fais tes devoirs de chrme, et vite, sur tu n'as plus qu'une demti-heure avant de mon-

& p

donne mi Sun

de l'année, de rester si seule en mon coin: Trois coupe

des Féles, il n'en est guère de set à à parte à ie-|d'un.charme indicible.

(qui n'a pas, un oncle. Oscar, te chaufler. I

+ Merci, Mademoiselle. pas être logtemps. On a fait bou- aujourd'hui, et maman vous en- voie, du boudin et de la saucisse. J'es- père que Ça sera de votre goût, parce qu'elle a fait de son mieux; je vous as- sure, Ma petite soeur vient d'arriver du, couvent pour ses vacances et elle aimerait bien à vous cofihaître, Ve- hez vélller ét vous pourrez embarquer avec nous rutres pour aller à la Messe de mifuit. On a une bonne grand'vol- ture, Si vous voulez vous “en venir” avec moi Tout de suile, vous profite- riez re lumière de mon fanal, par- ce que, je vous le dis, il fait noir com- me. ‘su l'loup'.

L1 . .

J1 fait clair. daris l'âme de Germai- ne, La sollicitude dont on l'entoure lui est infiniment douce.

Elle ne sut jamais de quelle indis- crétion était née cette précieuse sym- pathie,. mais quelques heures plus tard, aux pieds de l'Enfant tout Amaur, cle pria longtemps pour !e bonheur de ces âmes de bonne volonté qui l'avajent arrachée à l'étouffante solitude de en petite école triste et pauvre.

en traineau qu'elles impliquent,

de froid.

pére, ou dle l'ancle, Oscar,

Je m'étais proinis

FRANCOISE. |4. 1 imgisonnée est en liesse.

“Silence, les enfants, nous

(La ‘Parole'”) menus 2 +++ Le

RECETTES

Mousse à l'orange Cet cntremets délicieux est facile À faire et i! n l'avantage d'être peu con- teux, Battre des blancs d'oéufs dans un en“roit très frais. Quand ils sont bien fermes, les mettre sur de la glate et y incorporer tm pot de confiture d'ôranges (il faut avoir soin de hacher fitement les morceaux d'oranges que rénfermait 11 confiture). : Garder ce mélange en frais sur de la glace jus-

qu'au moment de servir.

Orangés' au sucre Prendre de borines oranges -bien mûres, les couper en quartiers et les peler. Enlever !*s pépins. Mettre ces fruits dans un vase avec du sucre en poudre. Couvrir et laisser une heure et demie en remuant de temps en temps. Dresser dans un compotier et arroser Ce jüs des fruits. à

Croquant à Prenez deux oeufs, même poids de sucre, même poids de farine, Battez les oeufs, ajoutez-y le sucre, puis la farine, jusqu'à ce que la pâte soit bien

Le mariage de Max et de Monique Avait été ce qui esf ônvenu d'appeler ‘un mariage .d'amour”. Très épris l'un de l'autre, après quelques semai- nes de délicieuses fiançailles, leur tion fut célébrée en grande pompe. et toutes les fées bienfaisantes sem- blaient' s'être réunies pour porter au jeune ménage, promesées de joies e: de prospérité...

Oh! l'adorable lune de miel! Voya- ge enchanteur à travers des régions inconnues, exquises étapes tout eur semblait beau et bon, simplement parce qu'ils s'aimaient,

Puis, au retour, ce fut l'installation du home, une mignonne villa fleurie de mimosas et de rosiers grimpants, ravissant nid d'amour tout devait

complir sou-

attentifs quand

disentAls.

ï

eui, petit à petit, devenait l'épave

+

Î

6

Le temps des fêtes

+ Pàrmi les réjouissances intimes du témps lus émouvantes et de mieux goûtées que, les soirées de Jamille. À la campugne surtout, elles revétent une poésie

D'un Noël à l'autre, les enfants révent de ces vcillées chez grand-père ou l'oncle, Oscar

Pierre, losrph'ou Louis?) avec les promenades

s'enfouir sous le mol édredon de foin plit la: voiture! . Tout le long de la route; ce sont de yaies rencontres saluées de “Bonsoir, bonsoir! Joyeux Noël! Bonne Année! Les chevaux ;agitent les grelots joyeux; sur. l'im- mensilé, blanche, les arbres projettent leur om- bre, famlestique: au ciel, les étoiles clignotent

Soudain anparait, éclairée dez reflels d'or de ses [epètres illuminées, lu maison de ‘grand-

Oh! Le bruyant et chaud accueil! sines sont vile enlevées daiis les bras des cou- sins qui profitent de la Noël, pour, planter sur chaque joue un baiser. sonore, lintumarre des jouels'et des voix, la course du “lièvre se poursuit au fond du salon:

N Altrape,.altrape ton lièvre, Altrape-le par la halte: Si lu ne l'altrapes pas, Ton lièvre gagnera le bois.

Vins de cassis et de pissenlit cireulent ;'tou-

nant chanter les. vieux Noëls.” anciens succèdent les savoureux. refrains. de chez nous, el c'est ainsi jusqu'à deux ou trois heures du matin: Chäcun y va de son solo,

LE NOËL DE GUY |

jour de Noël, on l'avait appelé: Guy. sie

rs

si 00 A &

# * Pc TR à mue à. bois. es, 4 2 "0 .… 2 ÉBESTE Kris .

nt 57

d:

Winnipeg. le 16 déce

Queile-gaie quand c'était le de sa béfédiétion! ‘Comme on LES trouvait l'airwWbon en se rendant À i lise, et comme ils étaient gnis les!

L a

[2 Lu

Dans Mme basse-Cour, à la ferme, vies jetmies de l'anñée et dindonneaux folâtrent, ævéé toute l'insouciance de leur âge.

Les mamans oies, les mamans din- des devisent gravenient, tristement, dirait-on. Pourtant Î| semble que la maison, soit en fête; les servantes s'empressent, l'air joyeux; l'âtre luit,

va à ue Lion ; “ee

st k _miéme la petite Annette, -dont les lèvres balbu- tient à peine et qui chantera tantôt le “Glolia” | O touchantes vrillées familiales du temps |""ent geé en des Fêtes, émouvantes traditions qui réchauf- er Hevrhode ME a : ar ae À fez l'âme et mettez un reflet lumineux sur rôle nous allions baiser les pieds du'|les bûches brillent. Le ciel est clair notre route, ési-il possible que, dans nos Joyers| petit Jésus... sur le toit rose d'où monte, toute droi- canadiens, l'on, vous délaisse ou vous abdique?|+ Comme à étgit touchant, avec ses |te, une jolie fumée transparente. Tel est pourtant l'état de choses présent dans|#"" Tu Le mn certes Ralle journée, ray 0 sage Re nc, “fe + , 7 it'erges à Passer Une: âme,| La dernière, peut-être, qüe Dieu bien des familles l'on <hercherait en inde tant de, soirs de ce mois! une âme nous accorde, Madame Oie. survivance du passé. Chaçun va lapp diaire qui m'avait consolée des lar-| _… piéins! son plaisir; des an useménis nouveaux. remplus îMes versées au couvent. Un soupir a soulevé le jabot de ln ., cent les réunions familiales: de celles-gi, il n'esff* Aujourd'hui, elle me soutient en-|robe grise, soyeuse et bien ajustée, mème plus question, Quant. à nos , vieilles

core, l'âme €u Jésus de cire; je la | que porte Mme Oie. D'un pas non- à ? Yols dans ses yeux de verre, avec ie | : tbalancé, elle s'approche de chanson ei vibtanles el zinc res. à les ppt # ses a c'| :halant e elle s'app

cent aussi de disparaitre sous l'avalanche de

fegard de ma foi. Elle me réconfor- | sa hauftaine voisine dont les mains jazz américaihs, L

fe; elle me relève, elle m'anime. Com-|sont déjà gantées de noir, bien qu'il Mères canadiennes de l'Ouest, allons-nous

ment font-ils pour vivre ceux qui ne Ésoit encore bon matih.

Vaiment pas, le divin Enfant? Com-| Redressant sa tête fière, ouvrant accepter, sans prolester,, cel empièlement sur peuvent-ils souffrir, ceux qui ne |son bel oeil de feu, Mme Dinde ac- notre, patrimoine national? Nos vieilles cou- lumes sont.en danger, Si nous ne mantons lu

croient -pas en sa force, en sa Pro-|cuéille {a brave créature. Atjour- qui plane sur le monde et qui | 4'hui peut-on étre orgueilleux? C'est qurde, bignlôt tout vestige d'un passé cher aura disparu de la mémoire de nos enfants. à

donne, quoi qu'il en semble, à chacun |cette nuit le réveillon. Un mot qui Nos traditions familiales, ce son les diens

selon ses oeuvres! dit tant Ce choses aux pauvres gens Michelle Le NORMAND. |du poulailier.

qui rallachent l'âme, de nos enfants à celle de

leurs ancèlres;.les sauver de l'oubli, c'est {faire

(Autour de la Maison) __ Vous, sf belle, et qui aves si vail- CL —— lamment élevé dix petits dindonneaux veuvre, patriotique; souffrir qu'on des déluisse, ; C'est sacrifier Le culte du passé, abdiquer nos

La fête des enfants durant l'été, sérés-vous tout à l'heure yloires, nolte pensée française; c'est nous mü-

brutalement saisie par Nanette, la à ! servante? Elle froissera vos alles de “Si vous ne devenez comme un de ces petits, vous n'entre- tiler affreusement! Sachons donc profiter, de. ce. lemips des

satin noir: vous aurez beau joindre

rez pañ dins mon royaume”, vos nobles mains gantées pour implo- Noël! fête du bébé Divin!

Fêles pour exhumer de l'oubli les coutumes de

nos pères, remellre en, honneur lés réunions

qu'il s'appelle

-H fait si doux qui rem-

Les cou-

A travers le

Dinde se

allons Mainte-

rer sa pitié, olle vous emportera, à demi pâmée d'horreur, vers eette mai- Noël! fête des enfants! son d'où jamais reile d'entre nous qui Noël! fête des coeurs purs! y est entrée n'est ressortie, Noël! qu'en faisons-nous ?… ‘La pe de Mme h .._…. : nfle r te. larmiliales et nos vieilles chansons st riches eh|. parents chrétiens, gardez à N pus Ah! Madame Oie, quand je son- souvenirs, 1 id édité caractère religieux! ge, à mes ancêtres et conclus que si Deveruis grands, nos cufants . évoqueront U N'enigyes pas à vos petits enfants | belle lignée doit finir en farce! avec émotion ces usages qui metlaient au coeur fox y a de plus doux dans Noël. ‘’L'ennemi de ma race est: Christo-

ÿ pi À #7 x} 28 14 : Parlez-leur du petit Jésus! Racon- |phe Colomb, car je suis Américaine, une si.chaude allégresse., À leur tour, à ils vou |4ez-jour pour a centième fois la mer: grands-parents, qui vivaient au dront, léguer à leurs enfants ces traditions ché- \veiieuse histoirè-de sa. naissance. Mexique, étaient des oiseaux magni-

Aux, Noëls res, et c'est ainsi que perpélueront, en notre À: Diriger-les vers Tà-çrè he, commeffiques, élevés pour, l'ornement des beau pays de. l'Ouest. l'amour du passé et les anges y ont conduit jès bergers et | pares et le plaisir des yeux. Il a suffñ

è Yers le corps de l'Enfant-Dieu, tou- que des navigateurs insolents, affamés culte de la pensée française, AD CHANT) jours présent sous les apparence>-Qu let ignorants, aient, un jour, osé. les ….. MÉRÉ-GRAND. _ |pain. rifler, et aient goûté à:leur chair RMS ab A |: Oh! oui, que Noël reste la fête des |exduise pour que naquit l'affreuse cou- de enfants. tume Ce-nous faire mourir pour nous , , pa | . + " : Pour Us dre d Rose] LES PETITS JESUS | a an, jo proper o[me®. Data ce tar don du Jour de l'An, chair à pâté! Hiest vrai-que la pre- : ie âmes Ces tout petits à la fête de Noël, mier pâté de d offert à Fran. un livre est un cadeau peu coût L et toujours apprécié. En voici un || 11 y avait quatre petits Jésus dans We Aes Fle besoin de »6 purifier, de [Go ter. c'est. une: royale! - plaira à toute dame et toute ||mon Village, cing avec celui du coi- 3 F Cela console un peu. une fille: lège, mais les petites filles n'allaient ps Le agi pre ce nya Mais depuis! , conn péché, âmes id n met: “a L A rt d’être pas au collège! tes'que Jeë nôtres Ë Avant de connaître les jardins

Au ‘“Sacré-Coeur”’, il était tout simm- ple et modestement couché sur une botte paille. 11 repotait entouré de moutons comme 11 y en avait dans nos ‘“arches de Noé”. Le ‘$acré-

cajns, mes ancêtres, en livrée bril- lañte de couleurs splendides, habi- Ÿ tajent les grandes forêts. . C'était la B< libefté sous le feuillage, le bonheur, _” ‘& la vie grisée de hasard, |

Prendre contact avec elles, ce n’est pas s'abaissér, c'est s'élever.

Pour éñtrer dans une âme d'enfant, il faut én ävoir la blancheur.

Pour toucher une Amed'énfant, il

Heureuse

par Annette Saint-Amant

En vente aux bureaux de la Liberté, * 619, ave. McDermot, Winnipeg.

. race “€ V # r Las, Madame Dinde,.vos ancé- . $1.00 f Coeur”, c'était l'oratoire des orphe faut ent avoir la délica t la cha- :

ls, et la Charité y remplaçait les/oms esse et la cha- lues des grands bois sont les grands

belles statues de bergers et de rois! pour se faire Comprendre d'une coupables; il: se sont laissé prendre

var les présents des hommes, - C'eut

pelit lit, -plus blanche que sa sobe nn per) descendante, qui payez

mages. A la chapelle du cimetière, 5, 4'enfant. 1 faut-en-avoir-la-sirr: blanche, s'avancer vers l'âtre, s6 cour-

à, "Bonsecours"”, sur le ‘“côteau”, le j

petit Jésus n'était pas plus riche, mais nee ; “4% À leur goût Je mollesse. Vous êtes s1qt Que Noël soit la fêté chrétienne dés |Comme moi! :

enfants en souvenir de l'Enfant-Dieu,

et c'est tout le peuple chrétien qui cé-

s'asseyait sur une chaise haute, àa|lébrera Noël chrétiennement. :

ns 5

Couveut de Sain t-Adolphe ,

Nous venons répondre à votre désir 1 en vous envoyant üne boite coritenant avoir,

LL ’,

2 régalées n sSursauta: toutes sortes de petits objets tricotés, pr t no bi d Vous ici? Nous sommes certaines qu j . Pourquoi pas! et vous?

de ns qui avait tout un pers croit, Li pt St P Bus la jeune femme; des larmes avaièut purs Le pag à 1 HT D OU D Sd rt 0 PTE M su gro à 7 en -bou- «prit, le gohtempla à son tour et}, | roches grises, M Que. El MR D pr

5

. JESUS Eh bien! Dédé te Noël app-oche. ‘Esiu content ? à

. Guêtre de cuir fauve, empêtré ses gros gants fourrés et son man-

+ Dédé voudrait être de la par: e?..

Tu vas pou t, j'en suis sûre recevoir de étrennes! re-

avec ün air dédaigneux et é

On m'a promis un jeu de tructions mécaniques, un auto-skiff - roués caoutchoutées, un cinématogra- phe avec éclairage à l'électricité 120 , volts, des albums, des livres, des sacs de marrots glacés et de fruffes an chocolat. Ah! Et puis: un atylogra- ‘phe.… Mais j'en ai déjà reçu deux l'an . dertier.…

Petit ingrat!… Bufant trop gâté, .trop choyé, trép comblé! Tant de belles et bonnes choses ne sauront pas ‘te satisfaire? .

, “— Oh! mes petits amis en rece- vront autant et même plus. Et leur fête sera plus gaie que la mienne! Pas messe de minuit pour moi, pas de réveillon. Papa et maman se lève- ront à midi le jour de Noël. Je pas- ‘serdi tout mon temps avec Miss. Et Miss me fera une tête! Elle est tou- ‘jours ‘‘homesiek'’ quand c'est “Christ- * Eh bien! promet la jeune mère coneiliante, pour te dédommager Miss te conduira au cirque ou au cinéma CARD | . Mme de Marzy pose sa main fine- ment gantée sur l'épaule de sa jolie hièce. | © Le cirque ou le cinéma, Miche- line, y songes-tu? Un jour de Noël ?.… l'Et les vêpres,… Oublies-tu qu'au prin- temps prochain. Dédé doit faire sa pre- .mière Communion ?.…

&— I] s'y prépare très bien, tante . Luce. 1] sait par coeur son histoire sainte. Il à toujours d'excellenies no- ‘tes, au catéchisme… L'ailleurs, j'y veille! Oui, vous avez raison, un | ‘jour de Noël, il sérait mieux de l'en- voyer à vêpres. Mais j'ai peur qu'il ‘s'y ennuie, le pauvre petit chéri!..

, Veux-tu me faire un grand plai- sir, Micheline? Donne-moi Dédé du soir du 24 au soir du 25 décembre,

.:…— Et que voulez-vous en faire, ma | taite? Un enfant gâté, capricieux,

AT me Le ne AU Mie me

, égoïste, volontaire... Il vous ferait pas-

î É

‘Winnipeg le 46.décambre 1051

Jésus vivent.

>. Jémus.… balbutie l'énfant, dont

mort depuis tant de siècles, ce Jésus!… H';y à un mystère là-dessous, c'est mais. et tante Luce a promis. Quel

‘peut bien être ce mystère ?..

Et Dédé ne troublait à l'idée de ce Jésus vivant, dont le regard divin, qui Ut au plus profond des coeurs, se po- serait sur lui. É

Et le pauvre Dédé s'efforçait d'être

sûge, pour oser rencontrer ce regard. |4

Jésus vivant! Enigme redoutable! Cette rencontre. surprenante se fetait-elle? Quand se ferait-elle? Partout’ le mystère!

Mais ce mystère allait enfin être éclnirei. Après les vêpres et le Salnt solenhel du jour de Noël, l'orgue 3e taisait. Tante Lace prenait la main de Dédé. Elle n'entrainait l'enfant ni vers la crèche, ni vers le tabernacle.

: |A travers l'immafnag. foule des fidèles,

elle se frayait un passage jusqu'au portail de sortie et montait, avec son neveu, dans un taxi qui semblait les

‘|attendre au bord du trottoir., La por-

tière claquait. La voiture roulait sous la brume cfépusculaire.

allons-nous, allons-nous ? songeait Dédé, le coeur battant d'émo- tion anxieuse, d'impatience et d'effroi.

. . .

le taxi-auto; eomme il mps, dans la puit, tout à

roule,

ti de Paris? H semble git, que les maisons s'écartent, à’ t. Est-ce la ban- eue? Est-ce la Campagne? En- suite les toits neigeux, on aperçoit beaucoup plus de ciel, un ciel froid et pur s'ouvrent les premières étoi-

sommes-nous? demande peu- reusement Dédé, en se serrant contre l'épaule de Mme de Marzÿ:

Nous sommes à Bethléem.… Et voici l'étable!

L'auto vient de s'arrêter devant une maison basse, délabrée, misérable.

Tante Luce pousse la porte. Ils en- trent dans une salle humide et sans feu, sombre comme une cave, aussi nue, aussi padvre que la plus pauvre grange. :

Près du seuil, assis à terre, un vieil- lard tresse des paniers, avec des mains bleuies de froid et coupées gerïçures sanglantes. Une femme pleure, accroupie devant l'âtre éteint.

Marie, interroge tante Luce, com- ment va votre enfant?

—- I] a beaucoup souffert aujour- d'hui et maintenant il dort.

Dans un coin, sur un grabat de paille, est couché un enfant de 10 ans, au fin visage pâle, creusé par la ma- ladie et la souffrance, à

Mme de Marzy conduit Dédé vers ce grabat, près duquel ils s'agenouil- lent tous deux, et dit à voix basse: .

Je t'avais promis de te montrer Le voilà! Regarde-le bien, Dédé, et n'oublie jamais plus ce

que tu vois, en ce soir de Noël. Jésus vivant! Oui, Jésus vivant, en la per- sonné sacrée du Pauvre! Ces bras débiles, ces jambes atrophiées, ce sont les membres souffrants du Christ. Ce malheureux être, voué à la douleur, à la misère, un enfant comme toi, un enfant de ton Age, c'est un de'ceux-là de, qui le Maître disait: Tout ce que lelvous ferez aux petits et aux souf- frants, c'est à moi-même que vous ic ferez. Eh bien! rien faire pour Jésus ?.…

Dédé, ne veux-tu

+- Oh! tante Luce, voilà ma bourse,

mais il y à si peu de chose! Si j'a-

th

“LES +8

7 ma#" |

Pour notre propre plaisir 1 ou éloignés, nous sommws allée jouir de la féerie affrrte au royaume des jouets d'un.de nos grands magasins. Nous n'a- vons point regretté les minutes ‘à piétiner parmi la fou-

es, Sur chaque comptoir se déroulaient des spectacles mou- vants, des panoramas qui ra- contaient des histoires, et que de jouets, grands dieux!

Ici, traineaux et voiturettes de tous genres, de toutes couleurs: là, des lapins, des chiens, des chats, des oies, des canards qui coûtent presque aussi cher que les animaux vivants. De bel- les poupées abaissaient leurs grands yeux peints, d'autres dormaient paisiblement sur les comploirs en attendant la ca- resse de bras’ maternels. Ail- leurs, mécanos réalisant diver- ses constructions, chemins de fer sur rails, automobiles et ca- mions offraient leur tentation...

Un gros ours, le nez en l'air, el qui semblait, ma foi, bien ai- mable pour un ours. écoutait, indifférent, les rigissements d'un lion. prisonnier au-dessus d'une porte. Deux éléphants, égalément insensibles à tous ces

écors, trompe enroulée en forme de balançoire, s'amn- saient à bercer leur petit. Un singe grimpail, grimacait et fai- sait mille cabrioles…. histoire de passer le temps. Installé sur une porte d'entrée, M. le tigre nous regardait avec l'air de di- rés “Qu'est-ce que je viens bien fairè ici?" Tout à côté, un lion, furieux d'avoir quitté son dé- sert, rotilait des yeux fulgu- rants. U'nè. ferme miniature représentait les. animaux gui vous sont familièrs, i

Nous n'en finirions plus de vous énumérer toutes les belles choses que nous avons pues! Et tout cela sous des flots de

le qui défilait devant les étala-|

ehim, La Broquerie.

tance. Langevin, St-Bonlface; Yvonne Gauthier, Couvent de Lorette,

tre-Dame-de-Lourdes; Joseph Pallard, école du Sacré-Coeur, Dunrea.

Ci PÆ: : L L - \ # [LA LIBERTE

$:-Florence Choquette, couvent de

Sainte-Anne-des-Chênes.

4—Louis Poirier, Jardin de l'En-

5.—Marguerite KRagot, école de Na-

6.—Laura Todd, Saint-François-Xa-

vier; Alvine Fradette, école de Lau-

rier. 7—Maorie-Josèph: Marcotte, cou- vent de Saint-Malo; Adélard Dorge,

collège de Saint-Norbert.

8.—Gabrielle Bruyère, école de Le- tellier.

9.—Roger Motut, école Hoey, Sask.

10.—Géorgette Perras, école du Sa-

cré-Coeur, Winnipeg.

114-Thérèse Joyul, couvent de Ste- Agathe. 6 4

NOTE Mes petits amis remar- queront que nous avons doublé les prix dans les grades il y a le plus grand nombre de concurrents.

Phrases à corriger

1.—-La balancigne n'est pas solide; prends garde de tomber.

2.—Maman m'a donné des images et je m'ai faite une belle petite autel.

3.—Hier, en tombant, j'ai déchiré mon ‘‘sweater''. r

4.—Marie, mets de l'eau dans le canard.

5.—Je ne suis pas allé à l'école pour 2 ou 3 jours.

6.—J'y ai été à matin et j'ai pas pu le voir; j'y ai retourné ce midi et il était pas encore là; je le voierai à soir,

lumière, parmi le Japage des|je suppose.

phonographes nasillards, des cris d'enfants, de l'électricité ui actionnait trains et automo- iles et faisait tourner les mou-

lins._ Ah! il y avait de quoi faire battre bien des petits coeurs!

Retiré en son palais de gla- ce, le bon vieux Père Noël re- cévait ses petits ämis de loule nationalité, tout en lissant me- chinalement sa longue barbe sympathique. A travers le dé-

de visages souriants et »s-

piègles, nous avons même rc-

connu notre charmant petit voisin, Marcel B...

Ah! ne désirez pas vieillir, chers petits amis! Restez long- temps à l'âge la possession d'une belle poupée d'un jouet mécanique récèle tout un paradis de joies! Quand on a, comme Mère-Grand, beaucou

d'ans et de Noëls derrière soi, | Boniface-Transcona; ce fut une belle

*.7.—Accote-toi pas sur le mur. 8.-—Viens pas m'achaler; va t'assir. 9-—Marie a reçu une belle catin

pour sa fête. | 10.—-Pierré;, veux-tu affiler mon

trayon; j'en ai de besoin.

11-—J'ai été passé le dimanche en ville enfin de visiter mes cousines; j'étais content de m'avoi amusé tou- te la journée. Le

12.—-On a été au -‘“shcw’' et-on a eu un “good time”. NN

12.—Joséphat et Exavier ont fait des réparages à leur maison,

M--I1 est six héures dans dix et déjà il est prêt; il a fait son travail dans un rien de temps.

15,—-J'ai été à cette séance; les dra- mes ont été bien actés; les élèves ac- taient bien; la “bande” était au pro- gramme.

16-—C'est moi qu'a ‘“punché” jes

billéts à la partie de cartes.'” 11:-J'ai vu jouér leg “teams” S.

des moins fortunés. haite que les fétes.de Noël apportent des joies innombrables.

rdañte, secrets chuchotés À l'oreille, taut a contribué à me faire aimer vos lignes, chers enfants. Je me réjouis du bonheur des uns et väis m'efforcèr d'embellir de mille inanièrès la vie A tous je sou-

Un grand merci du coeur à mes pe-

tits amis de Saint-Adoiphe et de Lo-' rette, qui ont répondu avec un élan si admirable à mon appel. de charité pour les petits pauvres. Mère-Grand a décidément beaucoup de raisons d'être fière de ses petits-enfants!

Marguerite Laplante, Yvonte Gauthier,

Woodridge ; Lorette; Thérèse

Chaput, Angéline Sicotte, couvent de Saint-Adolphe; Gilberte Piché, Fan-

uystelle: mes petits-enfants de Saint-

Malo, Sainte-Anne et Transcona qui désiient garder l'anonymat; les pen- sionnaires du couvent de Saint-Adol- phe:

Fernande Bruyère, Montréa); Laura Todd, Saint-François-Xavier. M.<.

EL

déjà il est prêt; il a fait son travail en peu de temps. °

15.—Je suis allé à cette séance; les

drames ont été bien joués; les. élèves jouaient bien; la fanfare était au pro-

gramme.

16.—C'est moi qui ai potnçonné les biltets à la partie de cartes.

17.—J'ai vu jouer les équipes Saint- Boniface-Transcona; ce fut une belle partie; le lanceur était bon frappeur, bien qu'il eût les bras raides.

18.—Le chauffeur du camion aime à faire de la vitesse.

19.—Ton père doit avoir une bonne position, puisqu'il paie tous ses achats argent comptant.

20.—J'ai reçu un beau cadeau de Noël de Monsieur Valois et de sa fem- me. Four le diner de Noël, nous avions de la dinde, des tourtes et tou- tes sortes de ‘friandises. Ce fut un vrai banquet (festin, régal).

.Concurrénts

Hélène Piché, Joseph Charrière, Florence Arnal, Rolande Piché, Thé- rèse Lambert, Claire Langlois, Henri Firmin, Rojand Bourgouin, Hortense Sicotte, Thérèse Malo, Gabriel Fradin.

Rita Duhamel, Armand Lambert, Eugène Dionre, Phyllis: Dureauit, Louise Pallarä, Lévi Fréchette, Alida Dupuis, Armand Laurin, Lilianne Ar- nel, Alma Piché, Georges Rodrigue, Jean Senez, Alphonse Deschênes, Ro- land Vouriot, Robert Dionne, Wilfrid Laurendeau, Alcide Michaud, Cécile Tétreault, Jeanne d'Ar: Desorcy, Léo- la Gariépy, Georges Toupin, Fernand Lanthier, Gabriel Brunet, Michel de Cruyensere, Alfred Picard, ‘Roland Fortin, Fernand Bédard, Laurent La-

very, Hélène Lord, Solange Simard, Rosaire Hupé—Gertrude - Desautels;

Gérard” Gauthier, Victor L'Heureux,

Bernadette Champagne, Agnès Per- reault, Marie-Thérèse Bohémier, Va- lita Smith, Germaine Gauthier, Guil- lemette Audet, Simone Gogtüen, Clé- ment Bélanger, Roméo Perreault,

‘Fontaine, Gertrude Carriè-

allez! ce'n'est plus du tout la “game”; le “piteher” était bon “hit-Îre Marie-Louise : Lamothe, Imelda

même chose! FPS +.‘ « MERE-GRAND.

à rent

ons.et voeux de bonheur,

ter”, bien qu’il eût les bras “stifr, ;-Trêne Holland, Madeleine |"on, Rose Gamache, Joseph Boisvert, [Gustave Painchaud, Hélène Boily, Der ete Mot de “true” meÏPitre, Joseph Coulombe, Léona Des:|Alice Schmidt, - Clarence . Doucette, |nise Arnal, Martin lamel, Elise Bol. . à faire du “speed”. rosiers, Henriette Le el not hein ner dre >-2 a ve no 19: Ton pére doit avoir une bonne Bessette,: Honoré Vouriot, . “Job” puisqu'il pale tous ses achats |Poitras, Joseph Ennis, À i

1 Yen “vf DOCS PE me à + terra ms

tard, Marcelle Dionne, Dollard Lafrenière.

brecht,

dré Arnal, Léon Gaudry, Antonin Pel-

Puis, Alexandre Baribeau, Beaudoin, Irène de Cruyenaere, Geor- gine Champagne, Léopold Delorme, Léon Marion, Camillé Chaput, Yvon- ne Bessetté, Clara Moquin, Aurèle Neault, Thérèse Perron, Roïilande Dionne, Jeanne Tétreault, Maurice AVanthay, Germaine Roy, Albert Rhéaume, Louis Bourbonnais, Victor Mercier, Agnès Bélisle, Annette Gau- thier, Rita Taillon, A. Fontaine, An- toine Mahé, Arinand Tougas, Eliane Saint-Laurent, Angéla Berthelette. Joseph Desrochers, Thérèse Doucette, Greta Boerschers, Emma Bjlodeau, Germaine Bilodeau, Adèle Brémaud, Anne-Marie Dumespil, Jeanriette Go- güen, Catherine Ziegler, Simone Plan- te, Marguerite Chalifoux, Léon Pré- court, Michel Rose, Pau] Martin, Irène Tureotte, Jules Légaré, Olivier Ber- thelette,,Antonia Boulet, Blanche Lé- &garé, Simone Fortier, Yvonne Souci, Alice Charrière, Jacqueline Lafreniè- re, Alice Chabbert, Délima Gauthier, Yvonne Hébrard, Louise Therrien, Léa Dumaine, Victoria Michaud, Da- rio -Perfumo, Angèle Gauthier, Agnès Chaput, Fernand Trudeau, Adelphine Boulet, Arthur Bourke, Elzéar Bou- let, Alexandre Dionne, Edmée Lamou- reux, Marie-Anne Nuiseux, Jean- Marc Cloutier, Hortense Jeanson, Alma Arpin, Hilaire Chabauty, Eva Daudet, Pierre Delaquis, Louis Ragot,

‘Paul Ragot, Yvette Houle, Aurore

Saurette, Thérèse Gaboriaud, Rita Si- billeau, Raymond Joberty; Sylvio La- bossière, Roch Labossière, René Si- mard, Alphéda Lord, Cécile Boisjoii, Annette Robert, Solange Charrière, Marie-Louise Avañthay, Anna Thé- roux, Marcel Graveline, Gérard Tur- cotte, Yvon Ross. |

Juliette” Leblanc, Lorette Gallant, Octave Mondor, Marcel Laurendeau, Lucile Trudel, Zélie Ruest, Gérard Marcotte, Thérèse Desautels, Antoi: nette Carrière, Béatrice Lapointe, Jeanne d'Arc Fabas, Annette Du- réault, Maurice Gydé, Maurice Sabou- rin, Paul Roy, Béatrice Arnal, Yvonne Lapointe, Gérard Choquette, Ray- mond Bruyère, Henri Bélanger, Mau- rice Bernier, Léo Lavallée, Thérèse Dandeneau, Germaine Emond, Yvon- be Rocari, Arsène Bédard, Marie Dan- deneau, Elisa Gosselin, Georges Bois- joli, Gertrude Tétreauit, Lucienne Bis- son, Cécile Carrière, Ernest Tétreault, Berthe Carrière, Paul-Emile Savard, Fabiola Lafrenière, Aurore Trottier, Doris Lépine, Edonard Parent, An- nette Godbout, Lilliane Motut, Benoît Lemoine, Gérard Joyal, Henri Dorge,

chard Oilvier, Irène Beaudoin, Jeanne Lemoin, Géfard Perron, Adrien Le- claire, Olympe Delorme, Agnès Du-

rosiers, Madeleine Mahé,

bossière, Odile‘ Ragot, Solange Ga- Granger, Mürcelle

Rolande Trudenu, Angèle Duruis- seau, Jacques Bruyère, Raymond LAb- Geneviève Coulombe, Edith Lussier, Marcelle Meyer, Marcelle P1- che, Rétent Duirault, Charles- Auguste Lanthier, Jérôme, Laberge, Raymond Jeanson, Réginald Champagne, Mäu- rice Prendergast, Albert de Cruye- maere, Irène Rocan, Gebrges Pelletier, Adélard Langevin’ Joseph André, An-

tier, Alfred Püreñt, Laurette Du- Jeanne

Alphée. Dorge, Edmond Leinoine, Ri-

fault, Annette Gaudry, Joseph Delor- me, Thérèse Paillé, Eloi Bohémier, Eveline Dufresne, Hortense Tremblay, Liguori Gauthir, Gérard Bernier, Eve- line Pelland, Emilia Prairie, Paul En- contre, Jean Soulodre, Annie Bour- rier, Marie Bourrier, Emma Charriè- re,Frank Bourrier, Marie-Louise Des- ! Henriette Bédard, Madeleine Doyle, Irène Fau- [ L chère, Andréa Assailly, Mathilde Mi-}Houle, Gilberte Piché, Gertrude Arnal,

+

er

11

x l: l geau,“irèns Oùté, Cécile Forest, Thé- rèse Saurette, Antonin Rondeau, Thé- rène Boulet, André Boulet, Armand Garand, Ermilié Béhaudry, Antoni Laoi- selle, Antoinette Parent, Cécile Co- meault, René Breland, Georgs Lamo- the, Cécile Hébert, Rita Trudel, Anna Desvosiers, Rose-Alma Morin, Reine Arpin, Laurette Bertrand, Henri Méaud, Raymond Légaré, Jeane L4-: garé, Lucie Boulet, Andréa de la Bar- rière, Alfred Aubertin, Marie-Thérèse Wolfe, Marthe Rose, Constance Bé- langer, Angéline Berthelette, Pierre

dette, Albertine Doucette, Cécile Bois- vert, Rose-Anna Assailly, ‘Armand Hamel], Albert Doucette, Marie-Louise Dauphinais, Florence Bertheletts, Marie-R. Fradette, Louis Bohémier, Olivine Fiola, Rosalie Dornez, Marie Fiola, Armela Gayet, Amandine Fio- la, Aimé _ Rocher, S e Bergeron, Roger Brunel, Henriette 'Lussier, Lau- rette L'Heufeux, Elda Avanthay, Cé- cile Champagne, Clémence Bohémier, Agathe Magnan, Elle Bédard, Jean- Louis Perron, Gratia Tougas, Marita Lafñèche, Madeleine de Cruyenaèr?, Denise Lafertière, Eveline Delorme, Blandine Chaput, Juliette Daigneault, Oûite Péloquin, Marguerite Courcelles, Télesphore Dorge, Blandine Chaput, Noël Gratton, Marie-Ange Péloquin, Hubert Lefaivre, Benoît Baribeau, Maurice Gloux, Alberta Blanchard, Albert Delorme, Vivianne Saint-Go- dard, Aline Robert, Yolande Bourbon- nais, L. Bourbonnais, Patrick McCar- thy, Léopold Rodrigue, Edmond Ro- can, Jeane EÆEmônd, Adrienne Arnal, Hélène Arnal, Marguerite Poitras, Yvette Cyrenne, Louis Hamelin, Paul Leclaire, Jules Leclaire, Isaïe Girard, Lucien Morissette, Gilbert Garand. Ernest Beauchemin, Rosana Lamo- the, Irèn Aubertin, Lucille Desautels, Geneviève Voz, Angéline Sicotte, Ro- ger Dupuis, Marcelle Guyot, Angèle Légaré, Edouard Loiselle, Thérèse Re- gis, Simone Régis, Agnès Bélanger, Avila Girard, Françoise English, Ro- land Motut, Blanche Neefs, Isabelle Parent, Irène Cortvriendt, Léon Champagne, Madeleine Painchaud,

Blanche Cyrenne, Denise Ayotte, Ger-

trude Délude, Joseph Côté, Léonne Carrière, Genéviève Rocan, Agnès Emond, Théodora Fisette, Marguerite de Cruyenaere, Carmel Baril, Simone Bockstael, Léontine Trudeau, Germai- ne Chaput, Henri Trottier, Annette Boulic, Philippe Bourrier, . Prosper Landreville, Cécile Encontre; -Jeanne Legal, Eva Gaÿet, Yvette Valcourt, Irène Groutte, Alice Bernier, Solange Barnabé, Gabrielle Rajotte, Flore Saint-Godard, Joseph Bélanger, Domi- nique Boulet, Jean-Marie Miron, Alice Ritchot, Charles Préfontaine, Edmond McCaughan, Gérard Labossière, René . Rondeau, Thérèse Mercier, Louise Ra- got, Aurore Van Hoorenbeck, Ar- mand Beauchemin, - Félix Bourget, loudine Morissette, Charlie Empson, Adèle Dupuis, ArmandDionne, Geor- ges Ayotte, Jean Martin, Marguerite Laramée, Paul Michaud, Joseph Sam-

Hamblin, Gertrude Tardif, Marie-Thé- rèse Janette, Constance Chénard, Ju- listte Vincent, Jules Bastien, Aolysins Vincent, Jeannette Duchesneau, Mar- guerite Manseau, Thérèse Latulippe , Bernadette Bélisie, Agnès Verreault, Alma Picard, Lucie Roch, Geneviève

ruyere,

fi

Ft £ F

nez, Yvette Duruissau, Délia Fra

+ IT PE

son, Madeleine Verrier, Marie-Jeatne

1

ce

{ La

__—

_ [iaNGoissE |

Oui. Il a été contraris. serait À moins.

Est-ce qu'il se met souvert en .tolère coinme ça? ,

Non. Pourquoi cette question ? Parce que j'ai toujours eu peur la colère! ;

—. Vous avez raison. Mais il ne faut pas, à propos de Bernard, em- ployer un si grand mot. Dans son geste un peu vif, il n'y avait que du dépit, je vous l'assure! Quand on est en colère, c'est autre chose.

—+ Qui... On est capable de comrnet- tre un crime sans le vouloir!

Parfaitement! sans le vouloir! Mais on en reste cependant respon- sable! Car.on commet ün péché mor< tel chaque fois que, par faiblesse, on perd la maitrise de ses actes.

Ah! l'on est responsable?

‘Le curé de Sainte-Enimie. qui était toute , simplicité, ne comprenait pas en quoi Ce sujet pouvait intéresser si fort une jeune femme. Il repre- ‘anit:

—- Bernard ne s'est pas mis en co- lère!… Je serais désolé si vous aviez cru le contraire! C'est un garçon si brave, si loyal, si gentil! Vous pen- sez si'je le connais! C'est moi qui l'ai pour ainsi dire élevé. I1 n'y à pas meilleur sur la terre! Je ne le vois nullement commettant un crime sans le vouloir! i

Pour montrer .l'invraisemblance de cette supposition, l'exsellent. oncle Fiait en hochant la tête:

Ne croyez pas, monsieur l'abhé, que je songeais à votre neveu en di- sant cela.

+ Bien entendu!

J'émettais des idées générales...

À, aucun moment, je n'ai pensé le contraire, chère madame...

Gilles Maret, qui s'était soulevé sur son lit, Cemandait à boire:

-——. J'ai soif. de l'eau!… :

Visiblement, il avait un violent ac- cès, de fièvre. Dès qu'il eut bu, il sembla s'assoupir.

On le

L'abbé Champelaine en profita pour.

prendre congé, puisque sa présence n'était, plus utile. Dans la deuxième chambre, il montra à Mme Berlarez le divan sur lequel, durant la nuit, elle pourrait se reposer, Il lui indi- qua les prescriptions à suivre si son frère #2 montrait tiop flévreux. Sur la table, il y avait une lampe à alcool pour faire tiédir un peu de lait, et des cachets, dont une ordonnance ré- glementait l'emploi. L'abbé Champe- laine ouvrit ensuite iz. porte et en in- diqua unè autre sur le même esca- lier. ! , $ -— 81 vous avez besoin, de quoi que

. ce soit, n'hésitez pas à me réveiller.

Pour pouvoir répondre à ‘votre pre- mier appel, je m'étendrai ‘tout habillé sur mon lit. Ne craignez pas de me, déranger. |

Cécile. avait remercié. En regar dant le blessé qui.reposait de façon: plus calme, le prêtre avait dit une prière èt murmuré: “Dieu le protège!" Puis il était sorti. Mais, ce n'était

te paysanne, au fort accent de la Lo-

Elle avait les manches retroussées au-

{ | Chut! plus bas! N'ayez crainte. un pacha… 11 aura eu de la veine. Je n'aimais déjà pas beaucoup les au- tos, qui nous jettent sur la route de | poussière et des sales odeurs. ...A | | |

I1 dort comme

présent, je les déteste, comme le dia- ble. Une supposition qu'on m'en don- nerait une. (Ca n'arrivera pas! Mais #i Ça devait arriver, ce ne serait plus une supposition.) Une supposition donc qu'on m'en donnerait une, ce que je m'en délesterais vite! Ce-n'est rien de le dire! .

Mme Berlarez ne répondant rien, la femme de chambre comprit que, pour l'instant, ses discours étaient inopportuns. Elle baissa la tête, en proposant de veiller cette nuit com- re précédemment.

Non, Merci! méme

Dans ce cas, bonne nuit, Mada-

Je veillerai moi-

me!

Bonne nuit!

| La partie de la pièce se tenait | Cécile était éçlairée par une lampe qu'Eveline venait de voiler. La lu- mière était doné discrète, avec: des reflets mauves. Insensiblement, sur le sol, l'ombre s'épaississait jusqu'à devenir complète autour du lit Gil- les Maret recommençait À soupirer plus fort. Cétile regardait le divan on lui avait dit qu'elle devrait s'é- tendre, Pourquoi se coucherait,elle ? Jamais le sommeil ne serait ‘ässez puissant pour éteindre, ne serait-ce que quelques heures, l'ardeur de s2s pressentiments. Tout son être n'é- tait-i] pas tendu dans un désir exclu- sif de savoir? Le silence peu à peu avait rempli le château. Dehors, le Tarn continuait son roulement éter- nel des galets, cependant que chantait la voix monotone de la soürce qui, depuis des siècles, descend du Causse et baigne de ses eaux les vieux rem- parts des seigneurs de La Case.

Cécile, dont les yeux lentement s'étaint habitués à l'obscurité, regar- dait son frère, Elle lui disait menta- lement: ;

“Contre l'homme que j'aime, tu as porté l'accusation la plus atroce. Pourquoi? Pendant deux jours tu as eu le loisir de la formuler devant dix personnes, que ce fût l'abbé Cham- pelaine, le médecin ou la femme de chambre. Tu ne l'as pas fait. Pour- quoi? Tu aurais pu attendre demain pour m'adresser cette déclaration de- vant témoins, Tu ne l'as päs voulu. Pourquoi ?"

En se tordant les mains de douleur, elle cherchait l'explication de ces cir- constances, Elle voulait de leur in- cohérence déduire que son frère s'était trompé ou qu'il avait parlé dans un délire. Mais le raisonnement, qui ne connaît aucune sensibilité, agissait dans son esprit contre son plus cher d -—Ee-moment vint elle se ré- pondit à elle-même:

“Si Gilles n'a rien dit pendant deux jours, c'est qu'il savait ton amour pour Bernard de Bigneville. In te réservant cette confidence affreuse, il a désiré que tu sois le seul juge vu coupable. A toi de lui assurer l'im- puñité ou à toi de le livrer!”

On j: e les tortures de la mal- heureusé, qui doit, devañt un mori- bond, se prononcer à elle-même ces

Elle était blême. Elle devait se te- nir pour ne point tomber. Selon qu'elle se déplaçait des formes noires

animaient la chambre trâgiquement.

Et le Tarn continuait de rouler ses galets et la soufce gémissait en des- cendant du Causse! 1

Soudain, Cécile, n'y tenant plus, ou- vrit la porte donnant sur l'escalier. Un instant elle hésita dans l'obscu- rité. Allait-elle s’y reconnaître? Oui, £lle reconnaissait: s

Elle éveilla l'abbé Champelaine en criant à travers son seuil:

Monsieur le curé, voulez-vous ve- nir?…

Les murs de pierre, }épais de plus de deux mètres. renvoyèrent sa voix d'ogive en ogive, de couloir en cou- loir, de telle façon qu'elle rentra se blottir en hâte dans l'ombre qui enva- loppait le lit de son frère. C'est que l'abbé Champelaine la trouva:

Notre blessé ne va pas plus mal ?

Non. mir.

Vous n'avez pas eu besoin de lui faire prendre les cachets ?

Non...

Elle se demandait maintenant si elle aurait jamais la force de parler. Pour un peu elle eût souhaité que son frère répétât: ‘“Bigneville… mi- sérable… m'a tué!” Quand une confession est commencée, elle se con- tinue toute seule. Mais Gilles demeu- rait muet. D'elle-même, avec un ef- fort immense, car elle avait la gorge serrée, elle commença:

Si je vous ai réveillé, monsieur l'abbé, c'est que...

D'un geste, le prêtre l'arrêtait, On avait frappé à la porte:

Entrez! ÿ 3 b

Eveline, toujours dévouée, avait en- tendu l'appel de Mme Berlarez. Elle venait se mettre à ses ordres:

Puis-je être utile?

Peut-être! Attendez. Madame était en train de me dire ce qui se passe.

Très bien! très bien! J'attends.

La femme de chambre aurait sortir. Elle ne concevait pas qu’à deux heures du matin, la jeune femme puisse appeler M. le Curé pour lui ré- véler une secret. En maintenant, les deux mains à la ceinture, la jupe qu'elle avait revêtue précipitammenit, elle demeura debout devant Cécile.

Pour celle-ci, c'était l'impossibilité de parler, A ce détail elle éprouva une fois de plus la force de son amour.. En effet, si élle admettait de dire l'accusation au prêtre, c'est que l'abbé Champelaïne aurait certain+- ment protesté avec indignation, Un oncle n'accepte pas sans preuves for- melles qu'on rende son neveu respou- sable d'un assassinat, Avec quelle joie elle eût reçu ses attestations vio- lentes en l'innocence de Bernard!

11 en était autrement pour\une do- mestique, prompte à dramatiser l'exis- tence quotidienne. Parler devant Eve-

Il n'a pas cessé de dor-

1

certaine de l'indulgence de cet autre!

F Li

fiance qu'elle avait si péniblement re-

sb Lniipitnise eut ue dre

Eveline la remplaçant auprès de

nil a [ Zz ü du ei dans la salle à manger. -

La matinée est belle. 11 y a du s0- leil sur la terrasse. Les bateliers ont commencé leur service sur le Tarn, On voit passer les touristes, assis deux par déux sur les banquettes posées en travers des barques.

I faut s'habituer à l'atmosphère des Gorges. Selon les pensées que l'on a, l'impression change. Pour les uns, c'est l'écrasement entre deux murailles géantes. Pour les autres, c'est le re- pos Charmant dans ün nid profond, l'on est blotti dans les feuillages. n y a du charme à se sentir petit, tout petit. Si la force a son orgueil, la faiblesse a sa saveur, On y retrouve son âme d'enfant.‘

Cécile avait une curiosité. Durant la puit, elle n'avait cessé d'entendre les lamentations de la source, qu'on lui avait dite être quaternaire. Elle avait voulu la voir. Elle. était donc sortie. -Juste devant le portail du châ- teau, de l'dltre côté de la route, par- mi les arbustes et les rochers accro- chés à la pente, un petit torrent cou- lait, se déversant dans des viviers frémissaient des truites et des écrevis- ses. Il franchissait ensuite des fossés étroits et en cascades gagnait le Tarn. Avec le soleil, qui transformait en gemmes ses éclaboussures, 1l ne se tamentait plus. Sa voix était un ga- zoujllis: “C'est nous qui prétons aux choses le son de nos' pensées!"

- Avec un sourire désabusé, la jeune ferme faisait à mi-voix cette consta- tation, quand Evelir: l’appela:

Venez vite, Madame. M. Maret s'est réveillé. Il parle. Il tient des boniments qui m'effraient…

Qu'est-ce qu'il dit?

Je n'y comprends rien.

G'lles avait rejeté une partiè de ses couvertures. La mine très fatiguée,

les yeux étranges, il gesticulait d'une!

façon désordonnée...

Encore un, qui veut m'écraser!.… Misérable!.. Tu veux passer? Je re- fuse de tomber dans je ravin… At- tends, attends que le chemin soit plus large ou bien que j'aie inventé l'auto flexible. Car je l'inventerai, tu sais. Une auto qui passera n'importe où!…. Jusque-là, je t'en supplie, Bernard...

Quoi que ça signifie? demandait la femme de chambre. Je comprends seulement qu’il appelle M. de Bigne- ville à son secours.

Oui, c'est ça! :

Dame! Il n'oriblie pas que M. de Bigneville l'a sauvé. Sans jui, il au- rait bien rendu son dernier soupir sur la route. Il pourra remercier, M. de Bigneville.. : \:

Il le remerciera.. pr À

Cécile avait hâte de:se débarrasser de cette fille. Elle lui demanda d'al- ler préparer pour son frère une tasse PE Na

Gilles continuait de tenir des propos

invraisemblables, mélant les détails de son accident au récit Id'inventions fantastiques. Il refusa de boire son tilleul. Cécile dut insister longtemps. Quand il l’eut absorbé, il consentit À repcser sa tête sur l’oreiller, Ævi- demment il venait d'avoir du délire, Eveline, qui savait tout comme les gens qui ne savent rien, prétendait que c'était très signe: : ; —- Son cerveau bout parce que le sang y remonte. La force lui revient, Vous. comprenez ?.…

Cécfiè ne comprenait pas. La con:

L'asthme ne se guérit s seul Ne commettez pas l'er- reur d'attendre que l'asthme se

-|passe tout seul. Pendant cette |grande

atiente la, maladie s'enracine plus sûrement ét les attaques se multiplient, de plus en plas fortes. Le remède du Dr Po. Kellogg. pris à temps évitera que le mal devienne chronique et Vous éparghera des heures de souffrance terrible. :

ne a amas des ES EEE Pour qu'il y eût délire, il faudrait que la fièvre fût en conséquence.

Et alors?

Je suis perpléxe.. Est-ce que vo- ire frère n'a jamais été sujet à ces divagations ?

Jamais! 1} a toujours été très sain, très pondéré, Pourquoi cette question ?

Parce que peut-être ne sommes- nous pas devant une conséquence de l'accident? Qui sait si M. Maret n'a- vait pas tune prédisposition à devenir ce qu'il est maintenant ou du moins ce qu'il me semble être? I] y aurait aiors simplement coïncidence...

Cécile n'osait pas demander ce que

son frère était devenu ou du moins ce qu'il semblait être. Êlle avait com- pris que Gilles était fou Elle avait peur d'entendre le mot. Le médecin continuait: : + Hier, quand je suis parti, M. Ma- ret était encore parfaitement lucide; à quel moment s'est produit le- dé- clanchement? En réunissant vos ob- servations, il n'est sans doute pas dif- ficile de l'établir…

Ca doit dater de ce matin, expli- qua l'abbé Champelaine. Quand je suis venu cette nuit, M. Maret repo- sait avec calme. Vous-même, chère madame, avèz pu le constater. Hier soir votre frère vous a parlé de la façon la plus normale.

—— Une suite d'incohérences, hélas! I1 m'a dicté des notes, des chiffres à propos d'une prétendue invention. Or, il ne m'avait jamais confié précédem- ment qu'il poursuivit des recherches dans ce domaine! Ce qu'il me dit en- suite acheva d'ailleurs de me convain- cre. Je ne vous répéterai pas les his- toires insensées qu'il me débita. Croyez-moi, messieurs, Aucun doute n'est permis. La folie avait commen- son oeuvre dès hier soir...

Pourquoi ne nous avoir pas pré- venus ?…

Le curé de Sainte-Enimie s'éton- nait qu'elle eût gardé ce silence de- vant Bernard et lui dit: :

Rappelez-vous combien j'étais bouleversée hier soir pendant notre diner. J'ai désiré demeurer seule tou- te la nuit auprès de mon frère. J'a- vais pressenti ce drame. Je prévoyais des heures effroyables. Je ne voulais pas en laisser la charge à un autre. Si je devais revivre une nuit comme celle que j'ai vécue, je crois bien que j'aimerais mieux mourir... |

Le prêtre faisait appel aux desseins de la Providence pour essayer de trou- ver des consolations. Ze médecin an- nonça qu'il comptait appeler en con- sultation un de ses collègues de Mil- lau, spécialiste des maladies nerveu- ses. Peut-être s'agissait-il de trou- bles passagers? Rien ne permettait encore d'affirmer que ce dérangement était incurable:

Votre frère, chère madame, a eu la chance d'être une première fois se-

vouru. Sans l'arrivée heureuse de M, de Bigneville, son eût été mortelle. Ayez confiance en Dieu, qui

ne l'abandonnera point... RCA Cécile était dccablée. À peine avait- elle retrouvé sa quiétude en ce qu concernait son amour qu'elle devait trembler à nouveau pour Françoise, Comment apprendre une chose aussi

core, sensible ‘à l'excès? 1] était pos-

sible de lui cacher la vérité pendant

quelques jours, mais ‘pas dava suivait

tragique à une femme souffrante én-|s

. Monsieur le curé, comme je suis triste! à

Oui, mon enfant, votre peine est

La consultation désirée par le doc- teur Labais avse son collègue de Mi- lau a lieu l'après-midi inêéme., Nou- velles appréhensions! nouveau cha- grin! Le verdict est formel. Gilles Maret.a perdu la raison. Le spétia- liste explique avec des termes scienti- fiques que le cas est des plus particu- liers. Si le blessé avait été touché à

J1a tête, on aurait pu, par la traépana-

tion, essayer de le sauver. Mais il ne portait aucune trace de lésion sur le crâne. Peut-être le. traumatisme avait-il provoqué ces troubles brus- ques? Le cerveau a une vie mysté- rieuse, que l'on connaît mal encore. Mais il était tout à fait probable que M. Maret avait une prédisposition à la foli. Aussitôt que celui-ci serait gué- ri de sa blessure à la cuisse, ce qui ne pouvait tarder, il conviendrait de le mener dans une maison le calme et les traitements spéciaux auraient quelque chance de le güérir.

“Cécile se voit dans l'obligation de prévenir sa belle-soeur. lle le fait avec tous les ménagements désirables, ec plusieurs lettres. Françoise: dont l'énergie est grande malgré sa-santé faible, accepte son destin stoiquement. Bien entendu, on lui a laissé espérer

pour son mari une guérison prochai-

ne. Elle-même fixe l'endroit Gilles sera soigné. Mme Berlarez s'occupe de toutes les formalités. Entre temps elle trouve le moyen d'écrire à la mal- heureuse . épouse les renseignements de plus en plus détaillés que celle-ci

|réclame. Lui ayant raconté les péri-

péties de son arrivée avec M. de Bi- gneville et la hâte de Gilles à lui faire noter le plan d'une invention invrai- semblable, elle ajoute, pour que soit complet le soulagement de sa propre conscience: “Vous voyez, ma chère Françoise, que mon frère n'avait plus sa raison quand je suis arrivée.” CHAPITRE VI

Cécile est revenue à Carcassonne: Pourtant Françoise, qui aurait désiré recevoir de vive voix tous les détails de l’accident survenu à son mari, la réclamait auprès d'elle. Mais physi- quement et moralement, Mme Berla- rez est exténuée. Elle ira dans quel- ques jours rejoindre sa belle-soeur. Une sorte de convalescence lui est né- cessaire. Elle se l'accorde dans l'at- mosphère qui lui semble la plus favo- rable, c'est-à-dire chez elle. Quand elle aura répris des forces, elle pour- suivra sa route avec autant de dé- vouement que de bonté. Son amour pour Bernard, ne la soutient-il pas, rendu plus vigoureux par la blessure même qu'il a-reçue?

“Si M. de Bigneville savait l’affreux soupçon qui, dans ma pensée, pendant quelques heures immensément lon- gues, a pesé sur lui!”

Elle songeait à cela souvent. Elie aurait voulu pouvoir anéantir le sou- venir de cette nuit angoissante le jeune homme lui était apparu cou- pable. Malgré elle, ces instants dou-

bureux se réveillaient dans sa mé- moire. Le remords qu'elle en éprou- vait était si grand qu'elle eût aimé de- mander pardon à la victime elle-mé- me de ces soupçons inconscients. Mais 11 était indispensable que Bernard ne connût jamais la vérité, ;

Depuis leur séparation dans les Gorges du Tarti, tous deux s'étaient écrit plusieurs fois, l'un pour dem der des nouvelles de Gilles M l'autre pour en donner, Peu à peu le

ton de leurs lettres était devenu fami-|

Cette dame du Nouveaui-Bruns- wick pouvait à peine faire son travail

Mme H. Calpitts employa les pilules Dodd pour lés ro- gnons et en oblint des résul- lats bienfaisants

Salisbury, N.-B., 7 décembre (Spéciale) “J'avais mal au dos et pouvais à peine faire moti travail, écrit Mme Henry Calpitts, bien connue ici. Mes mains et mes pieds enflaient aussi de telle sorte qu'ils en étaient raides. Je pris trois boi- tes de pilules Dodd pour les ro- gnons et depuis je n'ai rien res- senti de semblable. J'en ai aus- si donné à mes enfants qui souf- fraient d'incontinence d'urine et elles ont été très efficaces.”

Le chemin qui conduit à la santé passe par les rognons. S'ils sont en bon état et forts, toutes /les impuretés sont fil- trées du sang. S'ils sont faibles et ne remplissent pas leur fonc- tion, les impuretés restent dans le sang et la maladie en résulte.

Les pilules Dodd gardent les rognohs en état de remplir leur travail qui consiste à nettoyer et purifier le sang.

Les pilules Dodd ont prouvé leur valeur dans les plus sé- rieux cas de. maux-de rognons, tels que rhumatisme, maux de dos et de vessie et troubles uri- naires.

ner mn

bonheur, tout son être affirment son consentement. Bernard n'a qu'à ten- dre les bras pour qu'elle s'approche de lui. Tendrement ils s'embrassent. Assis maintenant côte à côte sur le

divan d'où l'on aperçoit le panorama

de la cité, Bernard parle de l'avenir:

Imaginez-vous qu'on m'offre une situation très intéressante dans les Pyrénées-Orientales ? ;

Comment? Vous quitteriez la vôtre?

Je n'en sais rien encore. Je me suis promis d'obéir à votre volonté. Dans cette nouvelle usine, mes ap- pointements seront plus que doublés! Malheureusement, au lieu d'habiter Bordeaux, ville agréable, je serai obli- de vivre dans un bourg l'exis- t«vce sera peut-être monotone et sans éclat. A vous de réfléchir et-de choi- sir! Ma préférence sera la vôtre!.….

À la ville ou à la Campagne, peu m'importe! Dès ce moment mon bon-

heur sera partout vous vous trou-

verez.. à

«— J'accepterai, dès lors, la propo- sition qui m'est faite. Nous aurons une maison délicieuse que vous arran- gerez avec tout votre goût. aurons un jardin...

11 parlait, il parlait avec exubéran- ce, comme si sa joie avait besoin de mots pour se manifester, De le voir

encore davantage de son odieux soup: çon:' Dites-moi quels sont vos projets. pourrais-je, durant nos fiançailles, vous voir et vous écrire?

Je compte rester ici encore quel-

Nouë ,_

si jeune, si franc, Cécile s'en voulait

phrases, dont chacune lui arrache le|Tout en 0. rendant coeur un peu plus. Cécile a la certi-|Compte, qu'elle -

crime. Mais déjà elle admet qu'il ait [el pu-se montrer iraprudent. Dans le tumulte et viteske du drame, Gilles se sera exagéré certains détails. D'où

vle coup d'oeil sur le blessé suffit pour

Rtr

nn np ie 5 2

na D sde 24 url 2 14